Quand une employée de Facebook dévoile des secrets qui n'en sont pas

INTERNET Elle donne notamment le sésame permettant d'accéder à tous les comptes...

Corentin Chauvel

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Le logo de Facebook modifié
Le logo de Facebook modifié — DR/PHOTOMONTAGE

L’interview explosive d'une employée de Facebook a été publiée cette semaine par le site américain The Rumpus. Celle-ci y dévoile de manière anonyme quelques secrets sur le réseau social. 20minutes.fr désamorce la bombe.

Les employés de Facebook peuvent accéder à tous les profils
C'est assez logique. Qui pourra venir vous sauver si votre compte est piraté? Et le passe-partout chez Facebook, c'est «Chuck Norris». Il s'agissait du mot de passe universel pour accéder à n'importe quel compte. Cependant, pas la peine de vous précipiter sur le réseau social en croyant pouvoir hacker tous vos contacts, ce mot de passe était réservé à certains ingénieurs du site et ne pouvait fonctionner qu'au sein des bureaux du réseau social. Et surtout, il a été changé depuis.

Ce n'était d’ailleurs pas aussi simple que ça, puisqu’il était composé de symboles, de chiffres, et de lettres minuscules et de majuscules. «C'était assez génial», précise l'employée qui nous apprend que deux de ses collègues ont tout de même été renvoyés pour avoir pirater des profils à l'aide de ce sésame.

Ainsi, la direction de Facebook a dû réagir et, s’il est toujours possible aux employés de la firme d'accéder à nos profils, ils doivent désormais justifier leur intrusion. Cependant, c'est du pareil au même pour l'employée interrogée qui révèle qu'elle n'est pas beaucoup plus surveillée qu'avant malgré la création d'un poste de «Chief Privacy Officer».

Ce dernier, mandaté par les autorités de Californie, occupe un rôle qui va devenir «standard» dans les entreprises du web 2.0 et 3.0, «où le modèle de base est d'obtenir le plus d'information possible» sur les utilisateurs, selon l'employée de Facebook.

Facebook conserve toutes nos informations et photos, même quand nous les effaçons
L'employée interrogée confirme que Facebook garde bien toutes les données que nous leur fournissons, même lorsque nous les effaçons ou supprimons notre compte. Bien qu'il y ait eu des annonces sur un changement de politique concernant la vie privée, l'espoir de voir vraiment nos informations effacées à jamais est illusoire, révèle l'employée.

Elle explique que lorsque l'on rentre une photo sur Facebook, le réseau social la stocke en six exemplaires, de tailles différentes, pour pouvoir les placer à différents endroits du site (pages de profil, infos, recherche). Désormais, sous couvert de protéger un peu mieux la vie privée de ses utilisateurs, Facebook va réalité seulement se débarrasser d'un certain nombre de ces exemplaires «copiés» pour pouvoir améliorer les performances du site.

En réalité, il n'y a pas 350 millions d'utilisateurs de Facebook

Ce chiffre est en fait le nombre total de comptes mais, si on enlève tous les faux profils et autres comptes piratés, il y aurait plutôt près de «220 millions utilisateurs actifs» selon l'empoyée anonyme.

Les ingénieurs de Facebook sont des gens géniaux mais un peu trop geeks
Géniaux, certes, ils proviennent à 70% de Harvard (comme Mark Zuckerberg) et Stanford. Emerveillée, l'employée anonyme raconte notamment comment ils ont réussi, en juin dernier, à offrir une version du site en langue Farsi en à peine 36 heures, quand ils se sont rendus compte que les opposants iraniens utilisaient Facebook pour organiser leurs manifestations.

Mais ils sont tout de même «bizarres» selon l'employée qui explique qu'il n'est pas possible d'avoir une conversation normale avec eux: «Si tu veux leur parler de basket-ball, parle leur d'abord de théorie graphique sinon ils ne vont pas comprendre.»

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Et vous, qu'en pensez-vous? Ces révélations vous font-elles peur? Craignez-vous pour votre vie privée?



Vraie ou fausse interview?

Interrogé par 20minutes.fr, Patrice Bonfy, rédacteur pour le site «Inside Facebook France», estime que le réseau social n'a rien à craindre de cette interview, datée de l'été dernier, qui ne révèle pas de «choses surprenantes». Quant à sa véracité, qui n'a pas été vérifiée, Patrice Bonfy n'en doute pas vraiment mais... «Même moi j’aurais pu l'écrire», estime-t-il.