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L'E3 en danger ?

L'E3 en danger ?

JOURNAL DES JEUX VIDEOS – L’Electronic Entertainment Expo critiquée de toute part...
Alexis Leclercq

Alexis Leclercq

Après trois jours de conférences et de présentation à Los Angeles, 20minutes.fr tente de dresser le bilan de l’Electronic Entertainment Expo 2008.

Un événement en crise


Annulé en 2006, puis de retour en 2007 à un format très réduit, l’E3 n’a pas encore sorti la tête de l’eau. Alors qu’il a été voulu comme un salon destiné à la presse (le public n’y a pas accès) afin de réduire les coûts, certains se demandent si ce salon autrefois fameux pour son affluence (60.000 visiteurs en 2006) n’a pas perdu tout intérêt.

Sa position dans le calendrier, en plein été lorsque les annonces se font rares et que le public suit moins l’actualité, reste problématique. Qui plus est lorsque les éditeurs organisent leurs propres évènements comme les Ubidays ou le Worldwide Invitational de Blizzard et que d’autres salons (Leipzig fin août, Tokyo Game Show en octobre) se profilent à des dates plus favorables.


Un désintéressement des éditeurs


Pourtant, les exposants ne font pas grand-chose pour inverser la vapeur, multipliant les longues séances d’autocongratulations avec brassage de chiffres où tout le monde gagne. L’absence de véritable annonce a également un effet désastreux. On peut citer la conférence de Nintendo, qui n’aura pas su convaincre son public ni avec Wii Music, déjà présentée il y a deux ans, ni avec le Wii MotionPlus qui est un aveu à demi-mot du manque de performance initial de la Wii Remote. Le président de Nintendo, Satoru Iwata, s’est même excusé pour le manqué de jeux destinés aux «gamers».

Autre déception, du côté de Microsoft cette fois: Bungie, développeur de la série-phare «Halo», avait enclenché un compte à rebours sur son site officiel qui devait se terminer durant l’E3. Au final, rien n’a été présenté, et personne ne sait quand les médias promis seront montrés.


Un avenir incertain


La désillusion touche de nombreux sites de la presse spécialisée qui affichent leur refus de continuer à aller au salon dans son état actuel. Et les éditeurs refusent de continuer à tenir des stands gigantesques, qui constituent un attrait certain mais aussi un gouffre financier de plus en plus difficile à justifier. Un bras de fer qui semble mal parti puisque l’ESA (Entertainment Software Association, lobby américain du jeu vidéo), organisateur de l’événement, rallie de moins en moins les suffrages de l’industrie. En péril depuis 2006, pas sûr que l’E3 survive à ces nouvelles difficultés.