Jérémy Vidal, champion de France de PES: «C'est comme un sportif de haut niveau»

INTERVIEW Le champion de France de «PES 4» participe au mondial du gaming. Il livre les clés de son entraînement

Recueilli par Joël Métreau

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Mondial du gaming 2007
Mondial du gaming 2007 — DR

Jérémy, 24 ans, champion de France sur «Pro Evolution Soccer» et membre de la Team Packard Bell, participe au Mondial du gaming, les 4, 5 et 6 juillet à Paris.


Comment as-tu rejoint la team Packard Bell?
En octobre dernier, Julien, le coach, m'a contacté. Il m'a exposé le projet de l'équipe et les moyens mis à disposition. C'était difficile de refuser.

En quoi consiste l'entraînement d'un joueur de compétition?

Il y a d'abord l'entraînement purement technique, il faut jouer pour connaître le jeu par coeur. Et puis l'entraînement mental. On doit être bien physiquement. Car un tournoi, ça peut durer deux ou trois jours et être fatigant. Il faut dormir beaucoup. La veille, ne pas se coucher trop tard et bien déjeuner le matin pour être en forme.

Pourquoi c'est si important «l'entraînement mental»?

C'est important, car il y a le stress de jouer devant beaucoup de monde et parfois des sommes importantes à gagner. A haut niveau, les joueurs sont très proches, la victoire se joue à pas grand'chose.


Sur «PES», vous avez une particularité?
Je joue avec l'équipe de Barcelone alors que tout le monde prend plutôt avec l'Inter de Milan, avec un seul footballeur : Zlatan Ibrahimović. Comme je joue avec une équipe un peu moins forte, il faut donc développer d'autres stratégies. J'essaie de varier mon jeu, de jouer en passes, d'utiliser tous les joueurs de mon équipe. C'est plus intéressant.

Vous êtes bon seulement dans un jeu?
C'est comme un sportif de haut niveau, je ne pourrais pas être au top dans deux jeux. «Pro Evolution Soccer», ça n'a rien à voir avec «Quake».

Hors «PES» vous jouez à quoi?
J''aime beaucoup les jeux de rôle, comme les «Final Fantasy». En ce moment, je joue beaucoup à «Mario Kart» sur la Wii, avec ma copine.

Et toujours avec l'esprit de compétition?
Oui, je suis mauvais perdant. Je n'aime pas perdre, même quand je joue aux cartes. Mais à haut niveau, c'est aussi une qualité.