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Blizzard assure le show et le business
JEUX VIDEO•La convention internationale Blizzard se tient les 28 et 29 juin 2008 à Paris. Les fans de WoW et Starcraft se sont arraché les places...Joël Metreau
Des milliers d’orcs, d’elfes, de trolls, et une poignée de murlocs rangent leurs armes pour festoyer ensemble les 28 et 29 juin. Pour la plupart habillés en civil (autrement dit en humain), ils vont converger vers la Porte de Versailles à Paris, à l’occasion de la Blizzard Worldwide Invitational, premier événement du genre en Europe. Le développeur, célèbre pour avoir amené dans l’univers de «World of Warcraft» dix millions de personnes à travers le monde, organise une convention dont les places se sont envolées en une semaine. Signe de l’envie des casual et des no-life de se rencontrer ailleurs qu’en Azeroth, mais bel et bien IRL (In Real Life).
Sur les forums du site officiel de «Bli Bli», ils ont programmé leur périple, avec des posts libellés comme des petites annonces («Cherche joueur pour faire le chemin avec moi»), et se sont lancé des défis pour le concours de costumes («Je viendrai en succube, mais une belle succube! Pas une aguicheuse à deux balles!»). Pour les joueurs, c’est l’occasion de sortir en laissant son avatar à la maison, d’assister à des tournois, des concerts, ceux du staff de Blizzard, L70ETC, et de l’orchestre symphonique Video Games Live.
Et aussi de tester en exclu les deux jeux phares de Blizzard. D’abord la nouvelle extension de « WoW » : la Colère du roi Liche. Puis « Starcraft II », dont le premier opus est devenu un eSport national en Corée du Sud. Frank Pearce, vice-président exécutif de Blizzard, explique : « Des événements comme celui-ci nous permettent d’avoir un contact direct avec notre communauté. Et, autant nous essayons de faire de bons jeux, autant leur succès est dû aux joueurs. Les avis de la communauté, qui essaie des jeux encore en développement lors de ces shows, sont précieux pour nous. » Les critiques sont donc les bienvenues. Et à 70 € le ticket pour les deux jours, on aurait tort de se priver.



















