Cyberattaque mondiale: «C'est comme si l'armée américaine se faisait voler des missiles Tomahawk»

SECURITE INFORMATIQUE Microsoft a averti les gouvernements contre la tentation de cacher des failles informatiques...

M.C. avec AFP

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Un chercheur assurant travailler pour l'Organisation de l'Energie Atomique d'Iran a signalé au groupe finlandais de cybersécurité F-Secure que le programme nucléaire iranien avait été victime d'une cyberattaque, a-t-on appris mercredi auprès d'un responsable de F-Secure.
Un chercheur assurant travailler pour l'Organisation de l'Energie Atomique d'Iran a signalé au groupe finlandais de cybersécurité F-Secure que le programme nucléaire iranien avait été victime d'une cyberattaque, a-t-on appris mercredi auprès d'un responsable de F-Secure. — Robyn Beck afp.com
  • Une cyberattaque a frappé des milliers d'entreprises vendredi 
  • La brèche de Windows utilisée par les pirates avait été décelée depuis longtemps par la NSA
  • Les experts redoutent une recrudescence du virus lundi lorsque des millions d’ordinateurs seront rallumés

Après la cyberattaque, la crainte d’un « cyberchaos ». Dans la foulée de l’opération sans précédent qui a frappé plus de 200.000 victimes dans au moins 150 pays depuis vendredi, les experts redoutent une recrudescence du virus lundi lorsque des millions d’ordinateurs seront rallumés, en Asie notamment.

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Microsoft, de son côté, a averti les gouvernements dimanche contre la tentation de cacher des failles informatiques qu’ils auraient repérées, comme cela a été fait dans le cas de cette attaque, où la brèche dans le système Windows utilisée par les pirates avait été décelée depuis longtemps par la NSA (L’agence de sécurité nationale américaine) avant de tomber dans le domaine public via des documents piratés au sein de la NSA elle-même.

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« Un signal d’alarme »

« Les gouvernements devraient voir cette attaque comme un signal d’alarme », a insisté Brad Smith, le directeur juridique de Microsoft, dans un post de blog : « Un scénario équivalent avec des armes conventionnelles serait comme si l’armée américaine se faisait voler des missiles Tomahawk ».

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En attendant d’éventuelles nouvelles victimes, le bilan de cette cyberattaque mondiale est déjà imposant. « Le dernier décompte fait état de plus de 200.000 victimes, essentiellement des entreprises, dans au moins 150 pays. Nous menons des opérations contre environ 200 cyberattaques par an, mais nous n’avions encore jamais rien vu de tel », a déclaré dimanche le directeur d’Europol, Rob Wainwright, à la chaîne de télévision britannique ITV.

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Et ce n’est sans doute pas fini, a ajouté le patron d’Europol, qui craint une augmentation du nombre de victimes « lorsque les gens retourneront à leur travail lundi et allumeront leur ordinateur », après un dimanche plutôt calme.