Google veut socialiser et surtout contrer Facebook

C. F. avec AFP

— 

Le géant internet Google a réalisé au 3e trimestre un résultat net accru de 45,8% sur des recettes en hausse de 57%, des performances supérieures aux prévisions des analystes, réalisées surtout grâce à un boom des publicités accolées aux recherches sur internet.
Le géant internet Google a réalisé au 3e trimestre un résultat net accru de 45,8% sur des recettes en hausse de 57%, des performances supérieures aux prévisions des analystes, réalisées surtout grâce à un boom des publicités accolées aux recherches sur internet. — AFP/DDP/Archives

Le 1er moteur de recherche sur Internet n’aime pas être doublé. Surtout quand son concurrent est un petit site de socialisation créé par un étudiant en 2004. Qui comptabilise désormais 45 millions d’adeptes et compte Microsoft parmi ses actionnaires...

OpenSocial

Le succès de Facebook embarrasse bel et bien Google. A tel point que ce dernier a annoncé jeudi une vaste alliance avec des sites de socialisation concurrents de Facebook, tels Orkut (le sien), MySpace, le réseau professionnel LinkedIn, ou encore les sites hi5, Friendster, Plaxo et Ning. Objectif : créer une plate-forme, baptisée «OpenSocial», ouverte aux développeurs.

Car c’est là que réside la force de Facebook. Depuis son ouverture en juin dernier, 5.000 petits programmes ont été ajoutés au site, comme la possibilité de se transformer en cybervampire et de mordre ses amis ou de voir sur une carte les voyages de ses «amis», et dont certains ont été adoptés par des millions d'utilisateurs.

Avec OpenSocial, Google veut lui aussi permettre à tout programmeur de créer des applications pour tous, compatibles avec tous les réseaux sociaux partenaires. Jusqu’à présent, les développeurs informatiques devaient écrire des programmes spécifiques pour chaque site. Les outils logiciels mis leur disposition - l'alliance inclut aussi le fabricant de logiciel Oracle et le site de logiciels en ligne Salesforce.com - devraient leur faciliter la tâche.

Potentiel publicitaire

«Cela va dépasser la capacité qu'avait Facebook d'attirer des développeurs pour écrire juste pour son site: c'est une alternative plus ouverte que Facebook», a déclaré jeudi au «New York Times» une source proche du dossier. L’enjeu est bien sûr d’attirer des millions d’utilisateurs. Et à terme des annonceurs. Car si pour l’instant les sites de socialisation se contentent de vendre des «bannières» publicitaires, les leaders du Net (Google, Yahoo ! et Microsoft) ne sont pas sans flairer le potentiel commercial énorme de ces réseaux. La guerre est lancée.