Microsoft accepte de partager ses secrets
CONCURRENCE•Selon la Commission européenne, le géant américain...M.N avec AFP
La firme de Redmond et Bruxelles enterrent la hache de guerre. La Commission européenne a annoncé lundi que le géant américain des logiciels Microsoft avait finalement accepté ses exigences sur le partage d'informations techniques avec ses concurrents. Lors d'un entretien téléphonique avec Steve Ballmer, pdg de Microsoft, Neelie Kroes, la commissaire européenne chargée de la concurrence a dit espérer que «ce chapitre noire ferait partie du passé».
Car depuis 2004 Microsoft mène un bras de fer juridique avec l’Union européenne. Les Européens reprochant à la firme de Redmond d’abuser de sa position dominante sur le marché des logiciels. L'UE estime que l’intégration automatique de Media Player à Windows permettait au groupe américain de se servir de sa position dominante et donc d’éliminer ses concurrents sur le marché des logiciels audio-vidéo. Une pratique qui, selon les détracteurs de Microsoft, aurait permis à la firme de Bill Gates d'éliminer le navigateur internet Netscape, puis le logiciel audio-video Real Player.
Le 17 septembre 2007, la cour de justice européenne confirmait une amende de 497 millions d'euros. En première instance, en mars 2004, Bruxelles avait contraint la firme fondée par Bill Gates à commercialiser une version de son système d'exploitation Windows, qui équipe 92% des PC de la planète, purgée de Media Player.
Données aux concurrents
Pour les Européens, le géant de l'informatique a bien violé les lois européennes sur les monopoles en ne communiquant pas à ses concurrents des informations clé sur la compatibilité. Des données primordiales qui permettent aux autres logiciels du marché de se connecter aux serveurs de Microsoft.
10.000 euros
Microsoft accepte finalement de fournir les informations relatives au système Windows. Mais cette ouverture ne sera pas gratuite. En accord avec les autorités européennes Microsoft aura le droit de faire payer un droit d'entrée de 10.000 euros. C'est à cette seule et unique condition que les éditeurs de logiciels concurrents pourront développer des programmes compatibles.
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