Le Danemark veut aussi son morceau d’Arctique
EXPLORATION – Les richesses sous-marines de l’Arctique font chauffer la diplomatie...M.N avec AFP
Après les Russes, les Canadiens, c'est au tour des Danois de revendiquer leur morceau d'Arctique. Les Danois ont envoyé une expédition qui aura pour mission de cartographier les fonds marins au nord du Groenland, une île autonome qui dépend des autorités de Copenhague. Embarqués dimanche depuis les côtes de Norvège sur le brise-glace suédois Oden, 45 chercheurs vont pendant cinq semaines passer au crible les fonds marins compris entre les latitudes 83° et 87° nord, région située au nord du Groenland.
Or noir
Sous couvert de missions scientifiques, les pays limitrophes envoient depuis plusieurs semaines des équipes explorer la région du pôle nord. Le 2 août, une expédition russe avait, à l'aide de deux bathyscaphes, planté un drapeau russe en titane à plus de 4.000 mètres sous le pôle. C’était le début de la ruée vers l’Arctique.
Sept jours plus tard, Stephen Harper, le Premier ministre canadien, faisait lui-même le voyage. Un périple de trois jours dans le Grand nord pour envoyer un signal à Moscou et «protéger vigoureusement la souveraineté arctique du Canada alors que s’accroît l’intérêt international pour la région».
En réalité, ces missions sont les prémices de la guerre pour les richesses de l’Arctique. Selon les spécialistes des hydrocarbures, son sous-sol cache 25% des réserves mondiales d’or noir. Une zone est plus particulièrement convoitée par les trois pays: la dorsale de Lomonossov, une chaîne de montagne sous-marine qui s'étend du Groenland à la Sibérie.
Le prochain: Etats-Unis ou Norvège?
Les Danois la veulent. Et évidemment les Russes, qui revendiquent une grande partie de cette région, affirmant que la structure de Lomonossov est une extension de la Sibérie. Le troisième protagoniste, le Canada, affirme de son côté que la dorsale de Lomonossov est une extension de son plateau continental. Et tous sont unanimes pour dire le pétrole coule sous la chaîne de montagne. Un constat qui ne peut qu’aiguiser les appétits quand le prix du baril de brut atteint les 71 dollars. Les Etats-Unis ou la Norvège ne devraient pas tarder à montrer le bout du nez de leurs brise-glaces.



















