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Le jeu Little Nightmares VR : Altered Echoes fout-il vraiment les jetons ?
petites frayeurs•Little Nightmares VR : Altered Echoes est un spin-off de la série de jeux d’horreur à succès Little Nightmares. Le défi : offrir aux joueurs les mêmes sensations d’angoisse et de peur, mais en plus immersif.Maelys Courpotin
L'essentiel
- Little Nightmares est une série de jeux vidéo d’horreur, de plateforme et de réflexion développés d’abord par Tarsier Studios puis Supermassive Games. Il est devenu une œuvre majeure du genre, avec plusieurs millions de ventes et un grand succès critique.
- Little Nightmares VR : Altered Echoes est un spin-off de la série. Il peut se jouer sans avoir fait les précédents opus. Mais Pour la première fois le joueur est plongé dans un univers en 3D avec une vue à la première personne grâce à la réalité virtuelle.
- Le jeu est disponible depuis le 24 avril 2026 sur PS5 via PSVR2, sur PC via SteamVR et Meta Horizon Store, ainsi que sur Meta Quest 2 et Meta Quest 3.
Imaginez : vous êtes une jeune enfant, minuscule, dans un univers où les adultes sont des géants difformes prêts à vous tuer. Pour leur échapper, pas le choix, vous devez grimper, vous cacher ou résoudre des énigmes. Votre but : retrouver la part manquante de vous-même. Le tout en réalité virtuelle pour une expérience présentée comme ultra-immersive.
Voilà le pitch de Little Nightmares VR : Altered Echoes, sorti le 24 avril 2026, édité par Bandai Namco et développé par le studio français Iconik. C’est un spin-off en réalité virtuelle des jeux vidéo Little Nightmares, habituellement jouable sur PlayStation, Xbox, Nintendo Switch ou ordinateur. Le défi qu’il représente : ne pas utiliser les codes habituels de l’horreur pour reproduire avec fidélité l’univers des opus originaux.
Un studio spécialisé dans la VR
Little Nightmares I, II et III se sont vendus à plusieurs millions d’exemplaires. Ils sont devenus des classiques du jeu vidéo d’horreur. Dans les jeux originaux, on incarne des enfants, perdus dans un monde appelé « Le Néant ». Obscur et sinistre, cet univers est empli des peurs les plus profondes des enfants.
Dans Little Nightmares VR : Altered Echoes vous incarnez « Dark Six », fantôme du personnage emblématique « Six », à la recherche de sa part manquante. Et pour vous effrayer, le jeu ne repose pas sur les schémas connus de l’horreur. Pas de « jumpscares », ces apparitions imprévues de monstres faits pour vous faire sursauter, ni de passages gores, qui fonctionnent dans un jeu classique comme dans un jeu VR.
Alors Bandai Namco s’est reposé sur Iconik, un studio spécialiste de cette technologie. L’entreprise indépendante a déjà réalisé quatre autres jeux depuis sa création en 2016. Ils sont également derrière le projet VARSAT, un système d’entraînement en réalité virtuelle pour la défense militaire ou civile ainsi que l’industrie et la médecine. Associé à d’autres entreprises françaises, Iconik a développé des casques virtuels autonomes avec des accessoires haptiques permettant d’interagir avec des objets virtuels. Cité dans La Provence, Julien Guellerin, président d’Iconik, explique : « Les applications incluent la formation aux gestes professionnels, la simulation de situations dangereuses, et l’entraînement à la coordination d’équipes ».
Le minuscule face à l’immense
Dans l’univers de Little Nightmares, les personnages principaux sont des enfants faisant face à leurs peurs les plus profondes. Une des caractéristiques principales de ces héros, c’est leur taille. Ils sont extrêmement petits, dans un univers où tout est immense.
Et dans Little Nightmares VR : Altered Echoes, il a fallu reproduire cette sensation. Car on incarne « Dark Six » à la première personne, contrairement aux jeux originaux. Nous voyons tout à travers les yeux de la petite fille. Lorsque 20 Minutes a testé le jeu, la sensation d’écrasement était particulièrement présente.
Le spin-off repose également sur des mécaniques différentes pour chaque niveau. Le tutoriel, très facile, montre comment attraper des objets parfois beaucoup trop lourds. On doit aussi escalader ou s’accroupir. Pour faire cela, vous avez le choix : le faire grâce aux boutons sur les manettes, ou imiter la gestuelle de votre personnage. Dans le deuxième cas, l’immersion est largement accentuée. Et dans le troisième niveau, lorsque vous devez vous cacher d’un contrôleur glauque en passant sous les sièges de passagers endormis, c’est assez efficace.
Un bémol : la « motion sickness », ou la sensation de nausée et de maux de cœur provoquée par la réalité virtuelle. Car votre taille et les différents univers vous font souvent régulièrement perdre vos repères. Ajoutez à cela le fait que vous faites bouger votre personnage grâce à une manette et non en marchant, et votre cerveau peut être désorienté.
Pour les novices, il est d’ailleurs recommandé de faire des pauses régulières, notamment entre les différents niveaux.



















