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Coupe de France: Un très grand Quevilly arrache la finale contre Rennes

Coupe de France: Un très grand Quevilly arrache la finale contre Rennes

FOOTBALLLes amateurs de National se sont qualifiés pour le Stade de France en battant Rennes (2-1)...
A Caen, Antoine Maes

A Caen, Antoine Maes

A Quevilly, les épopées en Coupe de France n’ont donc pas de date de péremption. Eliminés en demi-finale en 1968 et en 2010, l’aventure des Normands s’arrêtera le 28 avril au Stade de France lors de la finale contre Lyon. Le tout après un match d’anthologie qui leur a permis de se payer le scalp d’un 2e club de L1 dans la compétition après Marseille, Rennes (2-1).

Et pourtant, Rennes a mené...

Et pourtant: une centaine de bus sur la route de Caen, un stade D’Ornano plein à une heure du match, et même une miss France pour donner le coup d’envoi… Tout ça pour quoi? Pour que Julien Féret climatise toute la Normandie, qui n’en demandait pas tant, en marquant dès la 7e minute. Avant la pause, Quevilly a trop souvent fait à peine mieux que son vrai statut: le 14e de National, celui qui se bagarre tous les week-ends pour ne pas descendre en CFA. Une prime de victoire exceptionnelle ayant grimpée jusqu’à 800 euros (contre 180 d’habitude) n’y a rien fait. Jusqu’au repos, le Petit Poucet n’a fait passer des frissons à son public qu’en lui faisant croire qu’un coup-franc du milieu de terrain était une occasion de but.

>> Un match à revivre en live comme-à-la-maison

A la pause, éviter le plus simple pour éviter l’élimination aurait été que Tony Chapron mette sa menace à exécution: arrêter le match à cause d’un laser venu des tribunes et le ciblant particulièrement. Il n’eut jamais besoin d’aller jusque là. Parce que les hommes de Régis Brouard ont fini par retrouver leur magie. Suspendu, et donc debout en tribune juste au-dessus du banc de son équipe, l’entraîneur quevillais a passé son match a hurler ses consignes à son staff, penché vers la pelouse. Celle ordonnant l’entrée de Karim Herouat a amené l’égalisation (1-1, 64e). Et au bout d’arrêts de jeu à couper au couteau, c’est Anthony Laup, qui a fait exploser le stade D’Ornano (2-1, 93e) en apportant la finale sur un plateau à son entraîneur et à tout le peuple normand.