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Rugby: Contre la Nouvelle-Zélande, Dimitri Szarzewski veut montrer qu'il est un mieux qu'un remplaçant

Rugby: Contre la Nouvelle-Zélande, Dimitri Szarzewski veut montrer qu'il est un mieux qu'un remplaçant

COUPE DU MONDE DE RUGBYContre les Blacks, le Parisien a l'occasion de prouver qu'il peut être autre chose que le remplaçant idéal de William Servat...
A.P. à Auckland

A.P. à Auckland

De notre envoyé spécial à Auckland,

Cette fois, Dimitri Szarzewski va savoir quoi dire à son fils. Sans acrimonie mais avec fermeté, le talonneur du Stade Français revendique la place du titulaire sur laquelle est assis William Servat. «Quand mon fils me dit “Papa, pourquoi t'es remplaçant?”, ça me fait chier», concédait la semaine dernière celui qui a déjà vécu la dernière Coupe du monde comme doublure de Raphael Ibanez. Contre la Nouvelle-Zélande samedi à Auckland, Marc Lièvremont a décidé de lancer dans l’arène de l’Eden Park le fauve Szarzewski, qui donnait des signes d’énervement à trop tourner dans sa cage. «Après avoir enchaîné deux matchs, William Servat a besoin d'être ménagé et Dimitri mérite toute ma considération», justifie le sélectionneur.

L’heureux titulaire n’est pas tombé à la renverse en apprenant la nouvelle. En tribunes dimanche contre le Canada afin de permettre au troisième larron, Guilhem Guirado, de se dégourdir les jambes, le Parisien avait obtenu quelques garanties de la part du patron pour ce troisième match. «Le coach m'en avait dit deux mots mais on n’est jamais sûr de rien.»

Lièvremont: «Le joueur qui bosse le plus»

Depuis le début de la préparation, Marc Lièvremont couvre son talonneur d’éloges et rêve d’avoir à disposition trente Szarzewski. «C'est certainement le joueur qui bosse le plus au sein de l'effectif, c'est vraiment une locomotive à ce niveau-là. Et ce serait une injure de prétendre qu'il n'a droit qu'à un poste de numéro deux.» Sauf que le bon élève a la malchance de côtoyer l’un des meilleurs talonneurs de la planète rugby.

Dimitri Szarzewski peut toujours exploser tous les records en salle de musculation, Marc Lièvremont le voit toujours comme le relais idéal de Servat sur les 20 ou 25 dernière minutes d’une rencontre. Avant le match contre le Japon, le sélectionneur a pourtant entrouvert la porte: «William est un immense compétiteur, mais il doit refaire ses preuves quelque part après sa blessure. Nous montrer qu'il est compétitif.» Depuis, elle s’est un peu refermée avec les prestations rassurantes du Toulousain. A son remplaçant de forcer l’entrée face aux Blacks.

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