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Il y a un an, Papa rendait fou Carquefou
Idrissa Papa N'Doye n'a rien oublié de cette soirée. Le 19 mars 2008, à la 7e minute du 8e de finale de Coupe de France contre l'Olympique de Marseille, il marquait le but de la victoire (1-0) de Carquefou, dans un stade de la Beaujoire aux anges. Le...David Phelippeau
Idrissa Papa N'Doye n'a rien oublié de cette soirée. Le 19 mars 2008, à la 7e minute du 8e de finale de Coupe de France contre l'Olympique de Marseille, il marquait le but de la victoire (1-0) de Carquefou, dans un stade de la Beaujoire aux anges. Le moment phare de l'épopée du club amateur, qui s'achèvera en quart de finale face au PSG (0-1). N'Doye reconnaît encore aujourd'hui qu'il a couru sans savoir où il allait. « J'étais ailleurs, complètement ailleurs », admet-il. Son but reste gravé dans sa mémoire.
Sur une longue transversale marseillaise, Pierre Mauget, à l'entrée de sa surface, dégage de la tête le ballon, qui arrive dans les pieds de Sébastien Le Paih. Sans hésiter, ce dernier lance Idrissa Papa N'Doye, qui évite le gardien de l'OM, Carrasso, étrangement sorti à sa rencontre, puis frappe tout de suite. Le contre est supersonique. La balle meurt dans les filets... « Je me suis laissé bercer par l'action, se souvient encore Luc Delatour (responsable des opérations au FCN), qui était aux abords de la pelouse. Sur le coup, je me suis dit : "Quelle vitesse d'exécution pour une équipe de CFA 2 !" » En fait, le casse avait été parfaitement manigancé. « Denis Renaud l'avait prémédité, explique le passeur décisif, Le Paih. On savait qu'ils jouaient haut. Sur cette action, je ne me pose pas de questions. Je sais qu'Idrissa est dans les starting-blocks... » La suite, il dit maintenant qu'il aurait pu la suivre « dans un fauteuil ». « Il va cinquante fois plus vite que moi, donc je me suis arrêté », rigole-t-il. Le témoin est passé à N'Doye. « Je me souviens que je me suis dit : "Mais qu'est-ce qu'il fait ? Pourquoi frappe-t-il déjà, il est fou ?" Je suis dans l'axe, donc je crois même que le ballon va passer à côté... » Il n'est pas le seul, à cet instant. « D'où je suis, on dirait qu'il ne rentre pas, mais je pense que tout le stade a poussé pour que le ballon rentre », plaisante Jean-Luc Arribart qui commentait le match pour Eurosport. Le Sénégalais, lui, n'a jamais douté. D'autant qu'il a décidé de frapper de son pied droit pour assurer le coup. « Je suis nul du gauche », avoue-t-il. Bien lui en a pris, Carquefou ouvre le score. La Beaujoire se pâme. « C'était un joli pied de nez à l'OM », estime Arribart. Et un souvenir impérissable pour N'Doye. « On m'en parle tout le temps, tous les jours, dans la rue. C'est le moment le plus fort de ma carrière et ça le restera ! » ■


















