Le Tapissier, un étudiant face à l'Olympe
« C'est complètement irréel. C'est notre petite Coupe du monde à nous. » Thomas Le Tapissier, le défenseur latéral gauche de l'USJA Carquefou, n'en revient toujours pas. Anonyme parmi les anonymes à l'université de Nantes, l'étudiant en deuxième anné...David Phelippeau- ©2008 20 minutes
«C'est complètement irréel. C'est notre petite Coupe du monde à nous. » Thomas Le Tapissier, le défenseur latéral gauche de l'USJA Carquefou, n'en revient toujours pas. Anonyme parmi les anonymes à l'université de Nantes, l'étudiant en deuxième année de Staps est devenu soudainement populaire. Et il s'en excuserait presque. « Après la victoire contre Nancy au tour précédent, des profs et des étudiants m'ont interpellé dans les couloirs de la fac. Je suis amateur tout de même. Cela en était presque gênant ! »
Embarrassé, il l'était aussi ce lundi après-midi, le lendemain de l'exploit contre les Lorrains. « J'avais séché le matin, car j'étais lessivé de la nuit victorieuse, glisse dans un sourire cet ancien pensionnaire de la Jonelière, de la même génération que l'actuel milieu de terrain nantais William Vainqueur. Lorsque je suis entré dans l'amphithéâtre, il y avait deux cents étudiants qui m'ont applaudi. Je ne m'attendais pas du tout à cette standing ovation. » Visiblement, la prof de neuropsychologie, complètement médusée, non plus... « C'est la fierté du Staps ! lance son copain Valentin. On est tous heureux de partager son univers. C'est vraiment hallucinant, l'autre jour, il y avait même un photographe qui le mitraillait en cours. » Et ses potes ne manquent pas de lui conférer quelques conseils. « Il faut que tu casses la jambe de Cissé, mais pas celle de Nasri, car lui doit aller à l'Euro ! », lui ordonne Martial. « Enfin, il faudra que tu arrives à le suivre... avec ta petite charrette ! », se moque Valentin. Lorsqu'on évoque ces noms ronflants, Thomas ne s'enfièvre pas. Peut-être l'insouciance de ses 19 ans. « Ce n'est pas quelqu'un qui extériorise beaucoup, estime plutôt son prof de football Guy Dersoir. Mais il s'intègre facilement. Il est ainsi très attaché à l'équipe universitaire. » A tel point que si par bonheur, il venait à marquer contre l'OM, il ferait « une petite dédicace aux gens du Staps ». Mais Marseille peut être rassuré, « je ne marque jamais... même en championnat ! », souffle-t-il.



















