Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Dunkeuse et outée, Brittney Griner, l’Américaine sur le chemin des Bleues

VIDEO. Mondial de basket: Dunkeuse et outée, voici Brittney Griner, l’Américaine sur le chemin des Bleues

BASKETL’intérieur de la Team USA a un profil de star…
Antoine Maes

Antoine Maes

Le problème avec des personnalités comme Brittney Griner, c’est qu’on ne sait pas vraiment par où commencer. L’Américaine, opposée à l’équipe de France vendredi en quart de finale des championnats du monde, est beaucoup plus qu’une simple joueuse de basket.

A 23 ans, elle tourne en Turquie à 13,3 points et 8 rebonds de moyenne (en 18 minutes), mais elle est aussi l’une des rares dunkeuses du basket féminin, déjà auteur d’une biographie (In My Skin), ainsi que la première athlète lesbienne sponsorisée par Nike.

Commençons par ce qu’elle fait de mieux: jouer au basket. Contre la Chine, lors du premier match de poule des Américaines, elle plante le premier dunk de l’histoire d’un championnat du monde. Elle avait déjà été la première à le faire lors de playoffs WNBA. Evidemment, ses 2m03 aident beaucoup au moment d’écraser la balle au-dessus des têtes adverses. Mais quand même: il n’y a pas si longtemps, dunker était même rare en Pro A.



Du coup, quelques petits malins n’ont pas hésité à imaginer un avenir en NBA pour la native de Houston. C’est Mark Cuban, le propriétaire des Dallas Mavericks, qui a lancé l’idée en 2013, en imaginant l’inviter à un summer camp de son équipe. «Est-ce que je le ferai? Tout de suite, je serais plutôt enclin à dire oui, juste pour pour voir si elle peut le faire, raconte-t-il à ESPN. Vous ne pouvez jamais savoir sauf si vous donnez sa chance à quelqu’un». Réponse de l’intéressée: «Compte sur moi. Faisons-le». Evidemment, ça ne s’est jamais fait, l’initiative tenant moins de l’expérience sportive que du coup de pub.

Coup de pub dont la joueuse aux longues dreads n’a d’ailleurs absolument pas besoin. Juste avant d’être draftée par Phoenix, en avril 2013, Brittney Griner fait son coming out. Et publie son autobiographie, In My Skin, dans laquelle elle raconte sa formation dans un collège baptiste, la Baylor University, dont le règlement intérieur proscrit l’homosexualité. «Ils veulent garder leur politique pour continuer à se revendiquer comme une fac chrétienne, mais ils sont encore plus contents de bénéficier du succès de leurs athlètes gays, écrit-elle. A condition que ces athlètes gays ne parlent pas de ce que c’est d’être gay».