N.C.
Quand les mots manquent pour réconforter, les gestes sont là pour prendre le relais. Sonnés par la mort tragique du joueur des Lions de Johannesburg Hyron Andrews, vendredi, le public et les joueurs de La Rochelle ont fait les choses bien pour montrer leur solidarité avec la franchise sud-africaine, qui avait décidé de jouer cette rencontre de Champions Cup malgré tout.
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Les supporters rochelais ont ainsi chaleureusement applaudi la délégation adverse à son arrivée au stade Marcel-Deflandre. La minute de silence qui a précédé le coup d’envoi a été magnifique, aussi. « Les supporters du Stade Rochelais ont montré leur classe. Cela m’a rendu fier d’être le manager de cette équipe », a salué après coup Ronan O’Gara.
L’Irlandais, qui a passé une grande partie de l’après-midi de vendredi aux côtés du staff sud-africain, a apprécié l’attitude de ses joueurs. « J’ai été impressionné, a-t-il poursuivi. Ils ont partagé la douleur, ils ont passé du temps avec les Lions pour montrer qu’ils ne sont pas seuls et je trouve ça important. Ça montre les hommes ou les garçons que le club est capable de former et c’est super important pour la vie après le rugby. »
Le match, puisqu’il y en a eu un, a été remporté par La Rochelle (31-14). Mais ce n’est évidemment pas ce que l’on retiendra de cette journée. « On a envie de dire félicitations aux joueurs des Lions qui ont montré une force mentale parce que jouer ce match, c’est respect à eux, parce qu’à leur place, je ne sais pas si on aurait été capable de jouer. Ils ont fait preuve de résilience et ils ont rendu un magnifique hommage à leur joueur », a reconnu en conférence de presse le capitaine Grégory Alldritt.
« C’est vrai que c’était spécial. Même si on ne connaît pas le joueur personnellement, ça nous touche de près et on ne peut pas s’empêcher d’avoir une pensée pour ses coéquipiers, mais surtout pour sa famille restée en Afrique du Sud. On est peiné aussi », a ajouté le troisième-ligne international.
Toute l'actu de la Champions CupValentin Bouju, désigné homme du match à 18 ans, a trouvé « touchants la haie d’honneur à la fin et le fait de voir certains Lions qui pleuraient. Il y en a qui avaient aussi le sourire mais intérieurement, je pense qu’ils étaient dans le dur ». Une soirée « un peu bizarre », conclut Ronan O’Gara, mais finalement à la hauteur de ces bien tristes circonstances.