Les femmes font moins de sport que les hommes… Par choix ? Pas vraiment. C’est ce que constate Marine Lorphelin, médecin et animatrice de l’émission 20 Minutes Pour Elles avec FDJ UNITED aux côtés de ses invitées Sarah Ourahmoune, vice-championne olympique de boxe, entrepreneuse et ambassadrice du programme Sport Pour Elles FDJ UNITED, Diandra Tchatchouang, ancienne basketteuse professionnelle et fondatrice de l’association Take Your Shot qu’a rejoint Miljana. Chez les jeunes filles, la puberté, les changements hormonaux, les menstruations sont les causes physiologiques principales qui peuvent engendrer l’arrêt de la pratique sportive par peur du regard de l’autre. Quant aux femmes, elles ont tendance à toujours se faire passer après les enfants, le travail, les obligations familiales… Mais Diandra Tchatchouang rassure "c'est une question d'organisation, de priorités et d'habitudes".
Lever les freins pour se mettre en marche
Dans une société soumise à une obligation de résultats permanente, le sport peut parfois apparaître comme une injonction supplémentaire. Mais avant de penser performance, il faut d’abord penser régularité. Marine Lorphelin rappelle les recommandations de santé, “150 minutes d'activité modérée par semaine soit environ 20 min par jour, c'est très accessible”. Et ça peut par exemple commencer par de la marche. L’idée, c’est de remettre du mouvement avant de passer à une pratique sportive. De nombreux contenus sont accessibles gratuitement sur les réseaux sociaux et permettent de se familiariser avec l’exercice, avant peut-être de rejoindre un groupe, une association ou s’inscrire dans un club. Une bonne manière de s’engager et de travailler sa discipline ! Marine Lorphelin résume la démarche, "la régularité vaut mieux que l'intensité ponctuelle pour une bonne santé globale, physique et mentale".
Bienfait pour le mental
"Avant je ne faisais aucun sport, je n'avais pas beaucoup d'opportunités en Serbie, je n'ai donc pas su ce que cela pouvait m'apporter" témoigne Miljana. Depuis, pratiquer lui a apporté une force de caractère, "je me suis dépassée dans mes capacités et je me suis sentie fière de moi". Le sport est un levier de confiance, même plus, “un vrai outil d’émancipation” affirme Sarah Ourahmoune qui voit l’impact sur les femmes qu’elle entraîne, "au fil des séances, ce n'est pas le corps qui se transforme en premier, c'est vraiment la posture, le regard qu'elles portent sur elles-mêmes, c'est super positif !". Finalement, comme le souligne Marine Lorphelin, "on ne risque pas grand-chose à tenter de se mettre au sport". Hormis de se faire du bien… Alors, ça vaut le coup non ?
