20 Minutes avec AFP
Le Prix Nobel de chimie a été décerné, ce mercredi, au Français Henri Kagan et au Japonais Kenso Soai. Ils ont été récompensés pour leur découverte des effets non linéaires et de l’autocatalyse dans la synthèse organique asymétrique. « Leurs découvertes ont joué un rôle déterminant pour les chimistes qui conçoivent des réactions destinées à la fabrication de produits pharmaceutiques », a salué le comité Nobel.
Henri Kagan, 95 ans, est aujourd'hui professeur à l'université Paris-Saclay. Kenso Soai, 76 ans, est, de son côté, professeur à l'université des sciences naturelles de Tokyo. La chimie est le troisième prix scientifique des Nobel, après la médecine et la physique, attribués lundi et mardi.
Parmi ses nombreuses découvertes et apports à la science, Henri Kagan est également internationalement reconnu pour avoir introduit l'utilisation des terres rares (les lanthanides) en chimie organique.
Cette consécration répare ce que beaucoup cnsidéraient comme un injustice. En 2001, le prix Nobel de chimie avait été attribué à la catalyse asymétrique, mais Henri Kagan en avait été exclu en raison de la règle limitant le prix à trois lauréats maximum. Ce choix avait sucité à l’époque une vive vague d’incompréhension au sein de la communauté scientifique mondiale, alors qu'il était considéré comme le « père » de cette technique. Le prix avait alors été attribué aux Américains William Knowles et Barry Sharpless et au chimiste japonais Ryoji Noyori.
En plus d'être l'une des récompenses les plus prestigieuses de la planète, le Nobel consiste en un diplôme, une médaille d'or et un chèque de 12 millions de couronnes suédoises, soit un peu plus d'un million d'euros. Le prix d'économie clôturera la saison Nobel le 12 octobre.