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Le parquet de Paris enquête sur l’algorithme du réseau social X

« Algorithmes biaisés »… Le parquet de Paris enquête sur le fonctionnement du réseau social X

JUSTICEDes investigations ont débuté pour déterminer si le fonctionnement de la plateforme d’Elon Musk est volontairement « faussé »
Hakima Bounemoura

H. B. avec AFP

La plateforme X est dans le collimateur de la justice française. Un signalement d’un député de la majorité, dénonçant des algorithmes biaisés du réseau social dirigé par le magnat Elon Musk susceptibles d’avoir faussé son fonctionnement, est actuellement à l’analyse par la section cyber du parquet de Paris.

Cette étape procédurale intervient avant que la procédure ne soit éventuellement confiée à un service enquêteur dans le cas où la première analyse des faits dénoncés montre qu’ils semblent susceptibles de poursuites.

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« Une réduction de la diversité des voix »

Le député macroniste des Côtes-d’Armor Eric Bothorel avait déclaré ce jeudi sur X avoir adressé le 12 janvier un signalement alertant le parquet sur « les récents changements d’algorithme de X, ainsi que les ingérences apparentes dans sa gestion depuis son acquisition par Elon Musk ».

Il souligne une « réduction de la diversité des voix et des options », une plateforme qui s’éloigne d’un objectif de « garantir un environnement sûr et respectueux à tous », un « manque de clarté quant aux critères qui ont conduit aux changements d’algorithmes et aux décisions de modération », ainsi que des « interventions personnelles d’Elon Musk dans la gestion de sa plateforme », soit « un véritable danger et une menace pour nos démocraties ».

Le parquet de Paris a confirmé vendredi la réception de ce signalement « dénonçant des algorithmes biaisés dans le fonctionnement de X, susceptibles d’avoir faussé le fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données. » « Les magistrats et assistants spécialisés de la section de lutte contre la cybercriminalité saisis l’analysent et procèdent aux premières vérifications techniques », a précisé le ministère public.

« X a des règles strictes, claires et publiques » se défend le réseau social

« Je salue tout à fait l’initiative du député Bothorel », a réagi sur France Info Clara Chappaz, ministre chargée de l’Intelligence artificielle. « La Commission européenne a ouvert une enquête sur les algorithmes et sur un certain type de pratiques de ce réseau. Je suis personnellement très vigilante à ce que cette enquête aille au bout », a-t-elle ajouté.

Le patron de X France, Laurent Buanec, avait de son côté réaffirmé le 22 janvier sur le réseau social que « X a des règles strictes, claires et publiques visant à protéger la plateforme des discours de haine », « lutte contre la désinformation » et que son algorithme « est construit de manière à éviter de vous proposer des contenus de type haineux. »