Le logo original du site parodique Agence France Presque. 
Le logo original du site parodique Agence France Presque.  — AFPRESQUE

MÉDIAS

L'AFP attaque le site parodique AFPresque

'agence de presse accuse l'«Agence France Presque» de «parasitisme» et de «concurrence déloyale»...

Dernière info (16h27): Le compte Twitter de l'Agence France Presque a été renommé «Rédac France Presque» ce vendredi. Les auteurs ont tweeté: «C'est à contre-coeur, mais c'est la loi parait-il... Nos stagiaires vous informent désormais sous @RFPresque».

«Un déficient mental aurait été exécuté au Texas. Il pourrait s'agir de Georges W Bush. Notre stagiaire enquête.» Les tweets humoristiques de l’Agence France Presque, qui s’amuse à détourner l’actualité pour divertir les internautes, ne font pas rire l’Agence France Presse (AFP), qui vient de mettre le site parodique en demeure «de cesser immédiatement la contrefaçon» de ses marques et de ses visuels.

En cause? Le logo et le visuel de l’agence de presse, détournés. Ils doivent disparaître au plus vite de la Toile, exige l’Agence France Presse. Le nom de domaine afpresque.com aussi doit être supprimé, ainsi que la «couleur bleue caractéristique» de l’AFP, reprise dans le logo du site humoristique. Les conseils en propriété industrielle Lambert & Associés, à qui l’agence de presse a fait appel, soulignent dans la mise en demeure: «Compte tenu des similarités visuelles, phonétiques et intellectuelles entre les signes en cause, votre reprise déloyale des marques de notre client génèrera inévitablement un risque de confusion entre votre activité et celle de l’Agence France Presse.»

Ils indiquent que «cette pratique est condamnable au titre de la contrefaçon sur le fondement des articles L.713-3 du code de la propriété industrielle».  Ces articles stipulent que «la reproduction, l’usage ou l’apposition d’une marque, ainsi que l’usage d’une marque reproduite, pour des produits ou services similaires à ceux désignés» sont «interdits, sauf autorisation du propriétaire, s’il peut en résulter un risque de confusion dans l’esprit du public». 

Lambert & Associés ajoutent: «Par ailleurs, votre slogan ‘AFP - L’actu qui se dépêche, c’est presque de l’info’, qui associe AFP à une information partielle et/ou erronée, dénigre l’image de mon client qui a fait de son sérieux dans le traitement de l’information sa marque de fabrique.» La réputation de l’agence de presse serait donc en jeu. Enfin, elle rappelle que la contrefaçon est punie au pénal de quatre ans d’emprisonnement et de 400.000 euros d’amende.

Ce vendredi, l’AFPresque a capitulé. Les auteurs du site parodique ont indiqué sur Twitter qu’ils continueraient à parodier l’actualité, mais qu’ils changeraient de nom et de logo, déjà remplacé par une mire de télévision: