Facebook: Préparez-vous à encore plus partager à l'insu de votre plein gré

P.B.

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Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, présente sa Timeline à San Francisco, en septembre 2011.
Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, présente sa Timeline à San Francisco, en septembre 2011. — Paul Sakuma/AP/SIPA

Vous pestiez après Spotify qui communique à tout Facebook votre amour inavouable pour Justin Bieber à chaque fois que vous écoutez «Baby»? Vous allez adorer le «partage sans friction». Dévoilé à l'automne dernier par Mark Zuckerberg lors de la conférence F8, cette ouverture du graphe social aux développeurs devrait envahir le réseau après un nouvel événement presse, ce mercredi, selon AllthingsD

On en connaît déjà les grandes lignes. Une fois que l'utilisateur a, le plus souvent sans même lire, autorisé une app à poster sur son wall ou dans le «ticker» en haut à droite, son activité type «a écouté, lu, regardé, cuisiné, couru, réservé un vol, un restaurant» peut ensuite être publiée automatiquement.

 

Sur-partage

Pour Mark Zuckerberg, il existe en effet deux niveaux de partage. D'un côté, le volontaire, quand on copie-colle un lien ou recommande un article. Et puis il y a le «pouls» de l'activité Facebook, qu'il veut automatique. Problème, trop de partage tue le partage et l'utilisateur finit vite noyé sous le bruit.

 

Pour organiser ce chaos, les développeurs ont pu mettre au point des apps tirant parti du réseau, par exemple en publiant le top des chansons écoutées ou des articles lus. C'est notamment pour cela que le design de la Timeline a été introduit, laissant davantage de place aux apps. Facebook pourrait d'ailleurs obliger rapidement tout le monde à passer au format Timeline.

 

Pour être juste, il est, certes, possible de retirer un droit de publication automatique après coup, mais tout doit se régler au cas par cas. Comme souvent, les utilisateurs vont sans doute grogner... Et ne rien changer.

 

Facebook va-t-il trop loin avec cette généralisation du partage automatique? Dites-le nous ci-dessous.