Piratage: La guerre contre le streaming aura bien lieu

MEDIAS Les syndicats du cinéma et distributeurs de la vidéo assignent les opérateurs français pour qu’ils bloquent contre le streaming...

Charlotte Pudlowski
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Un épisode de «Desperate Housewives» en streaming.
Un épisode de «Desperate Housewives» en streaming. — CAPTURE D'ECRAN/20MINUTES.FR

Si vous avez cru un instant que vous pourriez regarder infiniment les derniers épisodes de vos séries américaines gratuitement, quelques heures après leur diffusion sur le sol américain, détrompez-vous. Le streaming n’est pas mort, mais il est mal en point. Les syndicats du cinéma et distributeurs de vidéo (la FNDF, l’APC et le SEVN) viennent d'assigner tous les opérateurs sur le territoire français «pour le blocage sélectif des sites de streaming et de direct download illicites», explique Electron Libre.

«Nous avons bien reçu le document d’une centaine de pages, nos juristes sont en train de l’éplucher et nous ne commentons pas pour l’instant», a expliqué Orange, contacté par 20 Minutes. Même son de cloche chez Google France – qui attend une réaction de Google Inc, également assigné. Ces acteurs, à l’instar de Bouygues, Darty, France Télécom, Free, Microsoft Corp et France, SFR, Yahoo Inc et France (une liste établie par Electron Libre), sont invités à bloquer les sites comme  MegaUpload ou MegaVideo, sur lesquels on trouve, libres d’accès, des séries et films gratuits.

La lutte contre le streaming, une priorité du gouvernement

Le streaming est la poupée vaudou du moment: le gouvernement lui a déjà balancé quelques piques ces derniers temps. Mi-novembre, Nicolas Sarkozy a estimé que «sur les sites de streaming, l’idéologie du partage, c’est l’idéologie de l’argent: je vole d’un côté, je vends de l’autre». La lutte contre le streaming doit être intégré aux nouvelles prérogatives de l’Hadopi. Dans le Plan France Numérique 2012, le ministre de l’économie numérique Eric Besson a de son côté annoncé ce mardi que la lutte contre le streaming illégal serait la «nouvelle phase de la lutte contre le piratage des œuvres. Eric Besson a précisé qu’une responsabilisation des acteurs de l'Internet et le déréférencement des sites de streaming illégal étaient à l’ordre du jour.