Qui a dit : Yahoo « m'a baisée »

ENTREPRISE Carol Bartz, tout juste débarquée de son poste de directrice générale, règle ses comptes...

P.B.

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Carol Bartz, au sommet Web 2.0, le 16 novembre 2010.
Carol Bartz, au sommet Web 2.0, le 16 novembre 2010. — R.GALBRAITH/REUTERS

Elle a osé. Réputée pour son style direct haut en couleurs, Carol Bartz raconte son licenciement à Fortune, sans langue de bois. Le conseil d'administration de Yahoo « m'a baisée », balance-t-elle («fucked me over» en VO), moins de 24 heures après avoir été remerciée par téléphone.

Le président du Conseil d'administration, Roy Bostock, a commencé de lui lire une lettre de licenciement préparée par un avocat. «Je lui ai dit, ''Roy, on dirait que c'est un script. Pourquoi n'as-tu pas les couilles de me le dire toi-même.» Une fois fini, elle a conclu: «J'ai compris, j'ai compris, je pensais que tu avais plus de classe que cela.»

 

Vision à court terme

Au-delà de la provoc, Bartz, appelée au chevet de Yahoo en 2009, ne digère pas d'avoir été remerciée aussi tôt. Elle avait prévenu que l'accord qu'elle a négocié avec Microsoft serait bon pour le long terme, après 2012, mais selon elle, le board de Yahoo voulait une croissance des résultats immédiate.

 

Elle ne devrait cependant pas partir les mains vide: selon son contrat, elle pourrait recevoir jusqu'à 10 millions de dollars de compensation.