Un politicien américain reconnaît avoir posté par erreur une photo de son sexe sur Twitter

WEB Le représentant de l'Etat de New York Anthony Weiner, marié à une collaboratrice d'Hillary Clinton, a dû admettre publiquement s'être livré à une correspondance coquine sur le Net...

Julien Ménielle

— 

Montage de captures d'écrans de photos attribuées au représentant Anthony Weiner par les médias américains.
Montage de captures d'écrans de photos attribuées au représentant Anthony Weiner par les médias américains. — 20MINUTES.FR

«Coucou, tu veux voir ma...?» C’est en substance ce qu’Anthony Weiner, représentant démocrate de l’Etat de New-York comptait envoyer à une femme de sa connaissance dans un message privé sur Twitter. Le tout accompagnant une photo de son membre viril gonflé d’orgueil et moulé dans son caleçon gris. «Quand j’ai réalisé que je l’avais tweetée, je l’ai effacée et prétendu avoir été hacké», a-t-il été contraint de reconnaître, lundi en conférence de presse.

Dans le langage courant, on appelle ça un #fail. Doublé d’une piteuse tentative de rattraper le coup. «Pour être clair: c’était une photo de moi et c’est moi qui l’ai envoyée», a confirmé Anthony Weiner, des trémolos dans la voix, s’excusant au passage auprès de ses amis, collègues, et de sa femme Huma Abedin, proche collaboratrice d’Hillary Clinton. Mais pour le politicien de 47 ans, l’humiliation ne s’arrête pas là.

Weinergate ou Wienergate

«J’ai échangé des messages et des photos de nature explicite avec environ six femmes ces trois dernières années», a dû reconnaître celui qui est au centre du Weinergate, ou du Wienergate (de Wiener, qui désigne la saucisse utilisée dans les hot dogs, et par extension, le sexe masculin). Le démocrate a donc avoué avoir entretenu une correspondance «inappropriée» sur Twitter, Facebook, par email et occasionnellement par téléphone, précisant n’avoir jamais croisé en personne ces femmes rencontrées sur le Web.

Du côté de ses interlocutrices, le grand déballage a commencé. L’une d’entre elles raconte avoir eu du mal à croire qu’il s’agissait bien du vrai Anthony Weiner au début de leurs échanges, et a fait parvenir à la chaîne ABC News quelques unes des photos qu’ils ont échangées. Une autre raconte que l’homme l’a appelée avec son téléphone de fonction et lui a envoyé des messages coquins sur Facebook pendant les heures de travail. L’affaire n’en restera donc sans doute pas là.