e-G8: «Si Hollywood a gagné la bataille contre le piratage, et bien je n'ai pas reçu le mémo!»

INTERNET Retour sur toutes les petites phrases à retenir de la première journée du sommet dédié à l'Internet, organisé mardi et mercredi à Paris..

Sandrine Cochard
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Christine Lagarde, ici au centre, avec à sa droite Frédéric Mitterrand, Eric Besson et Frédéric Lefebvre, et à sa gauche Rupert Murdoch, lors du e-G8 organisé à Paris, le 24 mai 2011.
Christine Lagarde, ici au centre, avec à sa droite Frédéric Mitterrand, Eric Besson et Frédéric Lefebvre, et à sa gauche Rupert Murdoch, lors du e-G8 organisé à Paris, le 24 mai 2011. — REUTERS/Lionel Bonaventure/Pool

Parce que les petites phrases valent parfois mieux qu’un long discours, voici un florilège des opinions, analyses ou sentences qui ont fait mouche le premier jour de l’e-G8, mardi, à Paris.

Nicolas Sarkozy, dans son discours d’ouverture:

«L’Internet est une nouvelle frontière, un territoire à conquérir.»

«Les révolutions arabes ont démontré que l'Internet n'appartenait pas aux Etats»

«L'Internet libre est un critère pour savoir si l'on est en démocratie ou en dictature.»

Eric Schmidt, directeur de Google, lors de la conférence sur «Internet et croissance économique»

«La technologie ira toujours plus vite que les gouvernements, donc ne légiférons pas avant de connaître toutes les conséquences. Demandons-nous d’abord s'il n’y a pas des solutions technologiques pour résoudre le problème de manière globale.»

«Ce qui explose aujourd'hui, c'est la consommation de données. Les perdants seront ceux qui n'investissent pas.»

Christine Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances, lors de cette même conférence:

«Pour investir dans les infrastructures à Paris, Lyon, Marseille, il y a du monde, mais pour aller dans le Massif Central, il n'y a plus autant de monde.»

Stéphane Richard, pdg d’Orange-France Telecom, lors de la conférence «Internet et société»:

«Les données transférées sur notre réseau parisien augmente de 5% chaque semaine, soit un trafic multiplié par 12,6 chaque année.»

«La grande crainte que tout le monde doit avoir à l'esprit, c'est l'effondrement des réseaux.»

Sheryl Sandberg, directrice des opérations de Facebook, à la même conférence:

«Le Web social est une question d'inclusion.»

«Il faut considérer Facebook comme une multitude de communautés.»

Jimmy Wales (fondateur de Wikipedia), à la même conférence, interrogé par Maurice Lévy sur le droit à l’oubli :

«Les éléphants ont une très grande mémoire. Et bien Wikipédia est un très gros éléphant.»

Rupert Murdoch, lors de sa tribune sur «l’Internet et l’éducation»:

«La technologie ne remplacera jamais les enseignants. Mais on peut utiliser des outils d'analyse sophistiqués pour permettre aux enseignants de passer plus de temps sur ce qui compte.»

Paul Hermelin, pdg de Capgemini, lors de la conférence sur le «Futur du Net: et après?»

«Nous affrontons un tsunami de données»

«La vie privée, c’est terminé. Cela restera comme une petite parenthèse dans l’Histoire.»

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, lors de la conférence sur «l’Economie de la création et propriété intellectuelle»

«Le débat s’est pacifié sur un plan: tout le monde reconnaît le principe du droit d’auteur et qu’il touche à l’essence même de ce qui nous importe à savoir la création.»

Hartmut Ostrowski, pdg de Bertelsmann, à la même conférence:

«Nous devons nous souvenir que tout commence avec le contenu, on ne peut pas retirer le contenu de l’Internet, ce ne serait qu’une case vide.»

Jim Gianopulos, président de la 20th Century Fox, à la même conférence:

« Si Hollywood a gagné la bataille contre le piratage, eth bien je n’ai pas reçu le mémo!»