Ces comptes Twitter qui vengent la presse people en révélant les relations extraconjugales

WEB De l'autre côté de la Manche, les célébrités peuvent saisir la justice pour empêcher la presse de publier des informations sur elles. Mais contre Twitter, elles ne peuvent rien...

Julien Ménielle

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Capture d'écran du compte Twitter de Jemima Khan, qui dément avoir eu recours à une super injonction pour couvrir une relation extra-conjugale.
Capture d'écran du compte Twitter de Jemima Khan, qui dément avoir eu recours à une super injonction pour couvrir une relation extra-conjugale. — 20MINUTES.FR

Pauvres tabloïds anglais. Depuis quelques années, la presse britannique se retrouve confrontée à des empêcheurs de fouiner en rond: les peoples et autres célébrités volages saisissent la justice pour obtenir des «gagging orders», c'est-à-dire des décisions qui empêchent la publication d’informations les concernant. Dans le cas des «super injonctions», il est même interdit de révéler l’existence de cette décision de justice. Mais désormais, sur Twitter, des comptes prétendent «outer» ces stars dont il est interdit de parler.

Alors que plusieurs comptes font des pseudo-révélations tout en protégeant l’anonymat des protagonistes, l’utilisateur se présentant sous le nom de Billy Jones pour le compte @InjuctionSuper va plus loin en pratiquant le name dropping. Une pratique qui aurait peut-être fait ricaner les peoples si ledit compte n’avait attiré plus de 27.000 followers en moins de 24 heures. Suffisant pour faire réagir l’ambassadrice du Royaume-Uni pour l'Unicef Jemima Khan.

«PAS VRAI!»

«Oh mon Dieu- Une rumeur dit que j’ai une super injonction empêchant la publication de photos «intimes» de moi et Jeremy Clarkson [présentateur de la BBC]. PAS VRAI !», indique l’ancienne amie de Lady Di sur le site de microblogging avant d’affirmer que le compte est tenu par des étudiants potaches. @InjunctionSuper accuse par ailleurs le footballeur Ryan Giggs d’être celui qui avait obtenu une injonction dans une affaire extra-conjugale afin de s’assurer que son nom ne serait pas cité, sans protéger celui de sa maîtresse.

Le Web n’a pas attendu @InjunctionSuper pour pister les super injonctions. Mais Twitter optimise clairement la vitesse de propagation des rumeurs et la puissance de feu de leurs auteurs. «Nous ne pouvons pas examiner les quelque 55 millions de tweets postés quotidiennement», s’est défendu un porte-parole du réseau de microblogging, qui assure supprimer certains tweets illégaux mais rappelle une règle d’or: «Nous nous efforçons de ne pas supprimer des tweets sur la base de leur contenu».