Rebecca Black: le phénomène qui explose sur le net

WEB Le clip de l’adolescente, sensation du Web ce week-end, est à près de six millions de vues...

C.P.

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Capture d'écran du clip Rebecca Black
Capture d'écran du clip Rebecca Black — 20minutes.fr

Vendredi dernier, Rebecca Black était une chanteuse en herbe, signée par un petit label américain qui se disait que, dans le sillage de Justin Bieber, n’importe quelle ado pouvait devenir une star internationale. En un sens le petit label n’avait pas tort: le clip de Rebecca a été vu par près de six millions de personnes.

Sauf que la jeune fille, pour son plus grand malheur, ne polarise pas les regards pour les bonnes raisons: elle est la risée du Web. Rebecca cumule les handicaps. D’abord les paroles de la chanson: «Aujourd’hui on est vendredi, demain c’est samedi, et dimanche arrive ensuite. Je ne veux pas que le week-end se finiiiiisse», avec un refrain encore plus travaillé:  «Vendredi, vendredi, vendredi…. Tout le monde doit se lâcher le vendrediiii».

Humour

Mais des paroles imbéciles, on en a connues. Rebecca y ajoute un look unique: la panoplie de l’ado. Le brushing impeccable, la peau acnéique camouflée par du fond de teint, et les copines aux sourires béats émaillés d’appareils dentaires. Si cela ne suffisait pas, évidemment,  elle se prend pour une adulte, tenue vaguement sexy du haut de ses treize ans, et se baladant en décapotable. Parce que oui, ses potes-trop-cools-de-treize-ans-et-demi ont sans doute le permis. N’y voyez pas une once de second degré, il n’y en a pas.

Cette vidéo a l’avantage de susciter l’empathie (nous avons tous été des ados imbéciles, et parfois, nous le sommes encore) et le rire (nous étions imbéciles mais pas au point de chanter des choses pareilles). Du coup elle polarise l’intérêt et les parodies  affluent sur le Web. S’il y a une chose pour laquelle on peut compter sur l’Internet, c’est de ne pas laisser impunie la médiatisation de la nullité.