Non, Facebook n'est pas le seul roi des réseaux sociaux en France

INTERNET A la 3e place en terme d'utilisation...

Sandrine Cochard

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La page d'accueil de Facebook sur un écran d'ordinateur, le 21 avril 2010.
La page d'accueil de Facebook sur un écran d'ordinateur, le 21 avril 2010. — REUTERS/Thierry Roge

Le poke est mort mais Facebook a de beaux jours devant lui. Notamment en France où il reste le réseau social le plus connu et l’un des plus utilisés, révèle une étude Ifop sur les réseaux sociaux publiée jeudi.
 
Notoriété
 
Il devance Youtube, Copains d’avant et Meetic. Les réseaux sociaux sont bien implantés en France puisque 78% des internautes de plus de 18 ans interrogés confirment être inscrit sur l’un d’eux. En moyenne, les internautes sont même inscrits sur 2,9 sites, contre 1,9 l’an dernier. «Près d’un internaute sur trois serait membre de quatre réseaux sociaux et plus», précise encore l’étude qui souligne qu’il s’agit surtout de digital natives (18/24 ans).
 
La surprise vient de l’utilisation des réseaux. Si Windows décroche assez logiquement la première place grâce notamment à MSN Messenger, la 2e place de Copains d’avant – juste devant Facebook – étonne.
 
Politique
 
Autre énigme, le «paradoxe Twitter». Le site de micro-blogging a beau avoir beaucoup progressé en notoriété (7e sur 32, devant Dailymotion!), son utilisation reste cantonnée à 7% des internautes. Le profil de ces utilisateurs est jeune (17% de 18/24 ans), indépendants (13%) ou CSP+ (12%) résidant principalement en Ile-de-France. «L’utilisation de Twitter varie peu d’un camp politique à l’autre», affirme l’Ifop selon qui 7% des internautes se déclarant proches de la gauche possèdent un compte, contre 9% pour la droite et 13% pour l’extrême droite.
 
D’une manière générale, politique et réseaux sociaux semblent être un mélange qui a du mal à prendre. Si les sites grands publics sont bien identifiés, les réseaux politiques «pâtissent d’une identification marginale» note l’étude. «Seuls 3% des internautes interrogés ont déjà entendu parler du réseau social initié par le Mouvement populaire [Les créateurs de possible], 2% pour celui du Parti socialiste [la Coopol]», pointe l’étude. A moins 18 mois de l’élection présidentielle, il y a encore du boulot pour les think tank des deux camps.
 
Vie privée
 
Enfin, alors qu’une charte sur le droit à l’oubli a été signée mercredi dans les locaux du Secrétariat d’Etat à la Prospective et au Développement de l’économie numérique, les internautes semblent mieux protéger leur vie privée. Les informations les moins révélées en ligne sont les opinions politiques (86% des internautes affirment ne les avoir jamais mis en ligne), les opinions religieuses (83%), l’identité de son employeur (76%) et son orientation sexuelle (75%).
 
Les internautes sont encore 41% à reconnaître avoir déjà mis en ligne des photos de proches, ce qui explique sans doute pourquoi autant d’enfants ont déjà une vie numérique avant l’âge de deux ans. Un chiffre qui monte à 58% pour des photos de soi. Enfin, les informations les plus livrées sur les réseaux sociaux sont la date de naissance (72%), le nom de famille (71%) et son adresse mail (60%). Précisément les informations les plus susceptibles d’être utilisées de manière frauduleuse…