Les Facebook Groups, du neuf avec du vieux

WEB Le réseau revoient complètement son concept de «groupes», à une la sauce plus sociale...

Philippe Berry

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Facebook Groups, lancé le 6 octobre 2010
Facebook Groups, lancé le 6 octobre 2010 — DR

De notre correspondant à Los Angeles

Depuis son QG de Palo Alto, Mark Zuckerberg a présenté son dernier bébé, mercredi. Pas de Facebook Phone, donc, mais des Facebook Groups repensés, pour discuter et partager dans un espace davantage privé.

Jusqu’à présent, le principal moyen de cloisonner ses échanges sur Facebook était de créer des listes d’amis. Problème, «personne n’aime créer des listes», explique Mark Zuckerberg. Selon lui, moins de 5% des utilisateurs l’ont fait. Surtout, les listes sont statiques: chacun crée les siennes, dans son coin.

Facebook a pensé à une solution algorithmique. Mais selon «Zuck», il est très difficile de modéliser nos relations. «Ce n’est pas parce que j’échange par mail avec mon charpentier que je veux l’ajouter automatiquement à une liste», plaisante-t-il, prenant implicitement ses distances avec l’approche de Google pour Google Buzz.

La puissance sociale

Les groupes de discussion existent depuis les débuts des réseaux. Facebook disposait d'une solution laissée en friche pendant longtemps, et la lifte aujourd'hui en tirant parti de son architecture existante. Les membres d’un groupe partagent désormais un wall, un calendrier, peuvent ajouter des photos, des liens. Il est possible d’éditer un document à plusieurs mains, –on est loin cependant loin de l’approche business/collaborative de Google Docs ou Wave. Facebook Groups est d’abord destiné aux petits cercles: famille, amis, groupe rassemblé par un intérêt commun etc.

Un groupe peut être public (liste des membres et son contenu), privé ou secret. Si un ami vous ajoute, vous y êtes automatiquement intégré. Le choix fait déjà débat. Pour Mark Zuckerberg, Facebook «a voulu créer un système aussi simple que possible». On peut quitter un groupe en un clic et ne plus y être rajouté sans son autorisation. Les développeurs pourront se brancher sur l’interface de programmation de Facebook et tirer parti des groupes pour leurs applications.

Groups va-t-il séduire les membres du réseau? Le PDG en est persuadé. Il n’a peut-être pas tort. La clé du succès repose en effet sur le même principe que le tag des photos: si chaque utilisateur crée deux ou trois groupes et y ajoute plusieurs personnes, la progression pourrait vite devenir exponentielle.

Allez-vous créer des groupes? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.

Télécharger son profil en un clic

Facebook a également dévoilé une fonction permettant de télécharger toute son identité numérique en un clic. Photos, posts, vidéos... Tout est archivé dans un fichier zip que l’on peut télécharger et consulter hors-ligne. Facebook jure que la sécurité sera au rendez-vous: le mot de passe du compte est évidemment nécessaire, et le site utilisera des «CAPTCHA sociaux», en demandant par exemple à l’utilisateur d’identifier certaines photos de ses amis.