Qui a dit: «Je ne laisserai pas détruire le livre, le disque et le cinéma»

avec AFP

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L'Hadopi peut compter sur le soutien sans faille de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat a justifié mardi l'envoi par la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) des premiers courriels d'avertissement aux pirates, postés dès vendredi dernier.
 
«Si on laisse le pillage que représente le piratage prospérer (...), il n'y aura plus de cinéma, il n'y aura plus de disques, il n'y aura plus de livres, il n'y aura plus de créations», a-t-il martelé lors d'un discours improvisé devant des élèves et enseignants du lycéeJean-Baptiste Corot de Savigny, où il est venu lancer l'opération Ciné-lycée.

«Si on autorise le vol, on détruit le processus de la création (...). Je ne laisserai pas détruire le livre, je ne laisserai pas détruire le disque, je ne laisserai pas détruire le cinéma, c'est trop important pour notre pays», a poursuivi le chef de l'Etat.
 
«Opposer les jeunes et la règle, c'est absurde»
 
S'adressant aux jeunes, principaux adeptes du téléchargement illégal d'oeuvres culturelles sur Internet, Nicolas Sarkozy a souligné que «ce sont les jeunes artistes qui sont les premiers exposés au piratage». «Opposer les jeunes et la règle, c'est absurde, ça n'a aucun sens», a-t-il insisté. «Mon rôle, comme celui du ministre de la Culture, est de défendre la création, sa liberté, bien sûr, mais aussi son équilibre économique, sinon il n'y a plus un film qui ne se montera, plus une maison d'édition qui publiera un livre», a répété Nicolas Sarkozy.
 
Les premiers courriels d'avertissement aux pirates ont été envoyés vendredi par la plupart des fournisseurs d'accès à Internet pour le compte de l'Hadopi. Seul Free, opposé à la loi, a refusé de relayer ces mises en garde aux internautes. A la troisième infraction, l'internaute risque une amende et une suspension de son abonnement pouvant aller jusqu'à un an.