Comment Facebook a obtenu ses 500 millions d'utilisateurs

WEB Et comment il espère parvenir au milliard...

Charlotte Pudlowski

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Mark Zuckerberg, patron de Facebook, le 21 mai 2010
Mark Zuckerberg, patron de Facebook, le 21 mai 2010 — Marcio Jose Sanchez/AP/SIPA

Selon le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, il ne resterait que la Russie, la Chine, la Corée et le Japon à conquérir pour être numéro un dans tous les pays, et il espère y parvenir d’ici 5 ans. Certaines analyses ajoutent notamment à ces pays l’énorme marché brésilien, tenu par le réseau Orkut. Mais Facebook reste effectivement en position de force sur le plan mondial. A tel point que Mark Zuckerberg, même s’il sait que ce n’est pas pour demain, expliquait mercredi qu’il espère atteindre le milliard d’utilisateurs un de ces jours. Le but, c’est de réussir à continuer «d’innover et de rester pertinent».


Une vision globale

Ce qui fait la force de Facebook, c’est de voir sur le long terme, le processus de «longue traîne» adapté au business model. Fondé en 2004, le réseau social a attendu 2009 pour être rentable; désormais, Zuckerberg affirme engranger des bénéfices. Et il joue sur tous les terrains : il joue sur plusieurs modèles économiques (publicités, «gifts» ou cadeaux payants, etc) et s’adresse aux particuliers comme aux business. 
 
Facebook joue aussi au-delà de Facebook. Prenez le bouton «like» : c’était une idée de Facebook pour s’imposer sur tous les sites. Pas besoin d’être sur Facebook pour avoir accès à ses modalités; il fallait, pour Zuckerberg, permettre à ses internautes d’interagir avec le reste du monde tout en étant sur sa plateforme, de ne surtout pas rester cloîtré sur un seul site.
 
La connaissance, c’est le pouvoir.

Zuckerberg croit manifestement très fort à l’adage humaniste qui veut que la connaissance, c’est le pouvoir. Et il veut connaître chacun d’entre nous. Ce bouton like l’y aide; nos fan pages, nos amis, nos liens: tout lui permet de savoir ce que nous aimons dans la vie. Il se créé donc une gigantesque base de données. Il pourra les vendre à des publicitaires et se faire encore plus d’argent et devenir encore plus puissant. Il pourra aussi ne pas les vendre et s’en servir pour mieux analyser nos attentes, améliorer les applications en s’en inspirant, et nous rendre encore plus accros.
 
Comment savoir si l’augmentation continue ?

Selon Mark Zuckerberg, il est relativement facile de déceler l’explosion de tel ou tel marché. Il suffit d’observer qui ajoute qui comme ami. Quand Facebook se lance dans un pays, presque toutes les connexions se font d’abord entre le nouveau pays et l’étranger. «On sait qu’un pays mord quand les connexions internes au pays sont plus nombreuses que les connexions transnationales.»
 
Néanmoins, tout cet optimisme peut être tempéré à tout moment. Foreign Policy expliquait il y a quelques semaines: «Ce qui est clair à propos des réseaux sociaux c’est que la vitesse à laquelle ils grandissent ne présage en rien de la façon dont les internautes peuvent les abandonner. Vous vous souvenez de MySpace, cette force intouchable?»