Le Pakistan enquête sur Mark Zuckerberg

WEB Comme si le fondateur de Facebook pouvait se faire extrader...

Charlotte Pudlowski

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La police pakistanaise a confirmé qu’elle lançait des poursuites à l’encontre de Mark Zuckerberg. Il tombe sous le coup de l’article 295 du code pénal pakistanais, qui s’occupe des questions de blasphème.
 
Cette enquête intervient à la suite du concours de dessins de Mahomet lancé sur Facebook en mai dernier, qui avait déclenché la colère des autorités pakistanaises, entraînant l’interdiction temporaire de Facebook et de YouTube – où le mouvement était relayé.
 
Au bout de deux semaines, l’interdiction avait été levée – assurance reçue de la part de Facebook que tout contenu «offensif» avait été supprimé. Mais les leaders religieux avaient reproché aux autorités gouvernementales de n’être pas assez fermes à l’encontre de Facebook.
 
Alors voilà, elles sont fermes. Elles poursuivent l’Américain de 25 ans qui a fondé le réseau social, vit à l’autre bout de la planète, et a peu de chances de se faire extrader.
 
Censure

Mais si Mark Zuckerberg a peu d’inquiétudes à avoir, son réseau en revanche pourrait être censuré. «Privacy International» et d’autres instances des libertés civiles craignent que cette enquête débouche sur un verrouillage renforcé d’Internet dans le pays.
 
Une condamnation ferait en outre écho à celle de Google en Italie au début de l’année. Trois responsables de la société américaine y avaient été jugés coupables pour violation de la vie privée suite à une vidéo mise en ligne sur Google Vidéo par un internaute. On y voyait des étudiants brimant un élève trisomique. La vidéo avait rapidement été supprimée, mais l’Italie avait considéré que l’hébergeur était responsable du contenu posté par les internautes.