Un an après la fermeture de Zone Téléchargement, la Hadopi rend un rapport sur l’un de ses nouveaux clones

WEB La «Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet» s’est penchée sur le succès du remplaçant du site de téléchargement illégal…

C.W.

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Illustration d'un média de téléchargement en Peer-to-Peer (P2P).
Illustration d'un média de téléchargement en Peer-to-Peer (P2P). — ALIX WILLIAM/SIPA

Zone Téléchargement est morte, vive Zone Téléchargement ! Un an après avoir eu la peau du site de téléchargement illégal, la Hadopi a publié un rapport lundi sur ses petits frères et sœurs, des clones du site pirate. Car si le site original est bel et bien mort, d’autres ont très vite pris sa place.

>> A lire aussi: Zone Téléchargement, qui se cache derrière ces sites de téléchargement illégal?

Une belle communauté « d’uploaders »

Si certains n’ont pas tenu le coup, le nouveau site Zone Téléchargement hébergé aux îles Samoa (avec une adresse. ws), est en un an, devenu aussi puissant que son aîné, et serait même l’un des sites les plus fréquentés en France.

La Hadopi met notamment en lumière la force de sa communauté « d’uploaders », ceux qui mettent en ligne le contenu (films ou épisodes de séries). Quatorze uploaders seraient responsables de la mise en ligne de 90 % du contenu, mais il est toutefois impossible de savoir s’il s’agit de 14 personnes différentes, ou si certains cumulent plusieurs profils.

Une croissance en deux étapes

Entre décembre et février, 1.230 fichiers ont alimenté le nouveau site chaque semaine, un volume qui a fortement diminué par la suite, les nouveautés étant ajoutées au rythme de leur diffusion. Au bout de six mois et demi, la Hadopi précise que près de 22.000 avaient déjà été mis en ligne.

L’une des conclusions du rapport reconnaît alors que « la rapidité de mise en œuvre de ce procédé a permis au site répliqué d’exploiter la notoriété de son prédécesseur et d’attirer rapidement une audience importante ». Un aveu d’échec ?