«Breitbart News» : Il rachète des noms de domaine pour contrer le lancement en France du site pro-Trump

INTERNET L'étudiant a réservé les noms de domaine que le site ultra-conservateur « Breitbart News » pourrait utiliser pour tenter d'influencer l'élection présidentielle française...

20 Minutes avec agence
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Donald Trump entouré de ses conseillers Stephen Miller et Steve Bannon (tout à droite), Jared Kushner (centre) et de son chef de cabinet, Reince Priebus.
Donald Trump entouré de ses conseillers Stephen Miller et Steve Bannon (tout à droite), Jared Kushner (centre) et de son chef de cabinet, Reince Priebus. — E.VUCCI/AP/SIPA

Juste après l’élection présidentielle américaine de novembre, un étudiant français de 22 ans a acheté les noms de domaine « breitbart.fr », « breitbartnews.fr » et « breitbartnewsnetwork.fr ». Objectif ? Empêcher la création d’une version française du site américain d’information Breitbart News.

La plateforme ultra-conservatrice a longtemps été dirigée par Steve Bannon, conseiller en stratégie de Donald Trump. Le site a souvent été accusé de véhiculer des idées xénophobes et complotistes à travers des informations fantaisistes ou en partie fausses.

L’étudiant veut rester anonyme

Steve Bannon avait évoqué l’été dernier l’idée d’ouvrir un bureau à Paris pour la version française du site, afin de soutenir la candidature de Marine Le Pen à l’élection présidentielle. L’étudiant, qui souhaite rester anonyme, a voulu contrarier ce projet. « J’ai eu peur car je me suis rendu compte que ça pourrait très bien marcher en France », explique le jeune homme, interrogé par The Verge.

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Breitbart News était devenu une des vitrines du mouvement américain alt-right (extrême-droite) dont certains membres défendent des valeurs suprémacistes blanches. Son arrivée en France devrait se compliquer, même si les responsables pourraient finalement décider d’héberger leurs pages françaises sous le domaine « breibart.com/paris ». Une solution déjà utilisée à Jérusalem (Israël) et Londres (Royaume-Uni). L’étudiant réfléchit aussi à la possibilité de rediriger vers des sites anti-racistes les internautes arrivés sur les pages dont il est propriétaire. « Je me suis dit que ça pourrait être drôle » confie le jeune homme.