Etats-Unis: La marque grande taille Lane Bryant dit «non» aux retouches photo, «oui» aux vergetures

MODE « Toutes les femmes doivent être montrées et célébrées comme elles sont », estime la marque américaine de vêtements…

20 Minutes avec agence

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En décembre 2016, la marque américaine de vêtements Lane Bryant crée le buzz en montrant une femme avec ses vergetures sur l'un de ses campagnes publicitaires.
En décembre 2016, la marque américaine de vêtements Lane Bryant crée le buzz en montrant une femme avec ses vergetures sur l'un de ses campagnes publicitaires. — LaneBryant/Instagram

La marque américaine de vêtements grande taille Lane Bryant a choisi de mettre en avant pour sa dernière campagne publicitaire le mannequin Denise Bidot. Au menu, une photographie non-retouchée qui ne dissimule rien des vergetures du modèle « plus size ».

« On est en décembre. On est mercredi. On a tous besoin d’une pause. Et pour ça rien de tel que la nouvelle collection Escape », indique sobrement le commentaire de la photo publiée le 7 décembre dernier sur le compte Instagram de Lane Bryant.

« Un corps qui ressemble aux corps que l’on croise dans la rue ».

Sous le cliché, reposté par Denise Bidot et qui devient viral, certains internautes, eux, n’hésitent pas à critiquer le mannequin et ses vergetures « disgracieuses ». D’autres semblent ravis et saluent cette publicité qui « montre enfin une femme, une vraie. Avec ses défauts et un corps qui ressemble aux corps que l’on croise dans la rue ».

« J’adore cette nouvelle image, et à quel point elle est réaliste. Merci Lane Bryant d’avoir aimé mon corps, avec mes vergetures et tout le reste », a, quant elle, commenté Denise Bidot, tête de file du mouvement « There is no wrong way to be a woman » (« Il n’y a pas de mauvaises façons d’être une femme »).

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Face aux réactions dénonçant une « apologie d’un corps en mauvaise santé », le directeur marketing de la société Brian Beitler s’est, lui, fendu d’une explication au Huffington Post version US: « Nous (…) croyons simplement que toutes les femmes doivent être montrées et célébrées comme elles sont. La société et les médias projettent continuellement une image irréaliste et franchement démodée des standards de beauté. »

De « I’m No Angel » à #ThisBody

Pour rappel, Lane Bryant n’en n’est pas à sa première polémique. En avril 2015, le spécialiste du « plus size » avait sorti un spot publicitaire intitulé « I’m No Angel » (« Je ne suis pas un ange ») dénonçant les critères de beauté mis en avant par Victoria’s Secret. Le hastag avait provoqué l’ire de la marque de lingerie, mais avait rapidement été défendu par les internautes sur les réseaux sociaux.

Enfin, en mars dernier, c’est une publicité mettant en avant des mannequins grande taille, parmi lesquelles la célèbre Ashley Graham, qui avait été refusée par la télévision américaine. Là encore, les réseaux sociaux étaient venus à la rescousse de Lane Bryant, armés du hashtag #ThisBody.