Google, Facebook et Twitter accusés de ne pas en faire assez contre le cyber-djihadisme en Grande-Bretagne

RÉSEAUX SOCIAUX Une commission du Parlement britannique accuse les réseaux sociaux de laxisme...

P.C avec AFP

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Facebook Twitter et Google sur le banc des accusés.
Facebook Twitter et Google sur le banc des accusés. — BRENDAN SMIALOWSKI, KIMIHIRO HOSHINO AFP

Les géants de l’internet, en particulier Google, Facebook et  Twitter, ne déploient pas suffisamment de moyens pour empêcher les cyber-djihadistes d’utiliser leurs services à des fins de propagande, a accusé une commission du Parlement britannique jeudi. « La ligne de front moderne, c’est Internet », écrit le député Keith Vaz, président de la commission des Affaires intérieures, dans un rapport publié jeudi 25 août.

« Ses forums de discussion et réseaux sociaux sont la sève de Daesh et des autres groupes terroristes en matière de recrutement, de financement et de diffusion de leur idéologie », poursuit-il. « Et c’est en toute connaissance de cause que les grandes entreprises comme Google, Facebook et Twitter, se révèlent incapables de répondre à cette menace », ajoute-t-il en estimant que cet « échec » fait de certaines parties d’internet des zones de non-droit.

Des comptes suspendus en nombre insuffisant 

Quant aux centaines de milliers de comptes suspendus par Twitter et aux millions de vidéos supprimées par Google, elles ne représentent qu’une « goutte d’eau dans l’océan », affirme la commission.

Le problème, souligne-t-elle, vient notamment du manque de moyens humains mis à disposition pour traquer les contenus litigieux : « Ces entreprises ont des équipes de seulement quelques centaines d’employés pour surveiller des réseaux de milliards de comptes ». « Les terroristes et l’apologie du terrorisme ne sont pas autorisés sur Facebook, et nous répondons rapidement et fermement aux signalements de contenus à caractère terroriste », a réagi Simon Milner, un des responsables de Facebook UK, affirmant que l’entreprise « travaille depuis des années avec des experts pour contrer » les discours extrémistes.

Un porte-parole deYouTube (filiale de Google) a lui assuré que la plateforme allait « continuer de travailler avec le gouvernement et les autorités judiciaires afin de définir comment mieux répondre à la radicalisation ». De son côté, Twitter a annoncé la semaine dernière avoir suspendu 235 000 comptes ces six derniers mois dans le cadre de sa lutte contre les publications faisant la promotion du terrorisme.