VIDEO. Video City Paris: A quoi va ressembler le premier salon des YouTubeurs?

EVENEMENT La France a maintenant son VidCon, qui aura lieu à Paris Expo, Porte de Versailles (Paris 15e), les 7 et 8 novembre...

Julien Ménielle

— 

Cyprien et Squeezie, dans une vidéo présentant Video City Paris, le premier salon français des YouTubeurs.
Cyprien et Squeezie, dans une vidéo présentant Video City Paris, le premier salon français des YouTubeurs. — Video City Paris

C’est la semaine des grandes premières du côté des YouTubeurs. Quelques jours après la présentation par Suricate et Golden Moustache du film Les Dissociés, qui restera comme le premier long-métrage du genre, Paris accueille un événement inédit : Video City Paris, qui est aux créateurs vidéo ce qu’est à l’agriculture le salon éponyme. D’ailleurs, le premier VidCon à la française se tient aussi à Paris Expo, Porte de Versailles (Paris 15e), les 7 et 8 novembre. Mais à quoi ça va bien pouvoir ressembler ?

Video City Paris, à quoi ça va ressembler ? Réponse en vidéo, avec Nicolas Capuron, de M6 Digital Talents et Antoine de Tavernost, de Live ! By GL Events.

Qui organise cet événement ?

Ils s’y sont mis à quatre. Quatre coproducteurs qui ne sont autres que les deux plus gros collectifs vidéos français : M6 Digital Talents (et donc Golden Moustache) et Studio Bagel (et donc Canal Plus), le network de Norman et Cyprien récemment racheté par Webedia : Mixicom, et Live ! by GL events pour la partie événementielle.

Quels sont les YouTubeurs présents sur place ?

Tous les Français, ou presque. Les poids lourds, comme Cyprien et Squeezie, Natoo, Norman ou EnjoyPhoenix, et les collectifs, comme Golden Moustache et Studio Bagel. Mais aussi des stars en devenir, comme Nad Rich’Hard, Jimmy Labeeu, ou Cyrus, le roi de la philo et du Rewind. Au total, ils seront 120, annonce Nicolas Capuron, de M6 Digital Talents. Les champions de l’humour seront présents, mais ce ne sera pas la seule catégorie représentée. Le salon est divisé en plusieurs espaces autour de thématiques comme la beauté, le gaming, le sport, la cuisine, la musique, le cinéma ou l’éducation.

Combien ça coûte ?

Les billets sont vendus au prix de 20 euros la journée, 35 pour les deux jours, pour un salon ouvert de 10h à 19h. « On a coconstruit cet événement avec les YouTubeurs, indique Antoine de Tavernost, de Live ! By GL Events, et une de leurs premières demandes c’était : "On ne veut pas être élitiste" ». Le prix choisi est donc nettement inférieur à ceux du cousin américain (100 à 150 dollars, soir 92 à 138 euros), mais un peu supérieur à ceux de la Paris Games Week qui s’est tenue au même endroit une semaine plus tôt (17 euros la journée).

Pourra-t-on avoir des dédicaces des YouTubeurs ?

Oui, mais sous conditions. Si certains YouTubeurs seront disponibles pour des « meet-up » (rencontres libres), pour les autres, un dispositif bien huilé a été mis en place : Il fallait s'inscrire en ligne en indiquant le nom de ses YouTubeurs préférés et attendre le tirage au sort pour espérer gagner un ticket donnant accès aux dédicaces, explique Antoine de Tavernost.

Que va-t-il se passer d’autre ?

Des animations sont au programme, comme la visite d’une chambre de YouTubeur, ainsi que des démonstrations parmi lesquelles du foot freestyle avec le champion du monde de la discipline, Séan Garnier. Les visiteurs pourront aussi participer à des jeux ou des challenges identiques aux défis en ligne dont la communauté est friande, ou assister à des tutos. Pour la dimension éducative souhaitée par les coproducteurs de l’événement conscients du nombre de vocations suscitées, les acteurs du secteur partageront leur expérience au cours de des conférences.

Est-ce qu’il y aura beaucoup de monde ?

Nicolas Capuron attend « entre 15 000 et 20 000 personnes », soit potentiellement plus que les 19 500 visiteurs qui se sont rendus au VidCon en juillet dernier à Anaheim (Californie), mais un peu moins que les 30 000 qui ont assisté au Comic Con à Paris en octobre. Et pour éviter les débordements de fans trop enthousiastes, les organisateurs affirment avoir pris les devants : « On a plus que bétonné, promet Antoine de Tavernost, avec plus d’une centaine de personnes de sécu ». Histoire d’éviter à Cyprien et Squeezie d’avoir à fermer leur stand comme à la Paris Games Week en 2014.