Kickstarter : Cinq projets français qui donnent envie de mettre la main au portefeuille

WEB Cinq jours après son lancement en France, la plate-forme de financement participatif compte déjà plus de 130 projets lancés dans l'Hexagone. Cinq d'entre eux retiennent l'attention de «20Minutes»...

Joel Metreau

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SensorWake pour un réveil olfactif.
SensorWake pour un réveil olfactif. — sensorwake

A votre bon cœur, Mesdames messieurs. Le 27 mai dernier, Kickstarter lançait sa version française, qui vient concurrencer Kiss Kiss Bank Bank et Ulule sur leurs propres terres. Plus besoin de se domicilier à l’étranger pour mettre en ligne son projet sur cette plate-forme de financement participatif. Moins d’une semaine après le lancement, plus de 130 projets viables ont été déposés. Quels sont les plus marquants ?

Guillaume Rolland sent bien que sa machine suscite un intérêt dingue. Cet étudiant de 18 ans à l’université technologique de Compiègne a imaginé SensorWake un réveil olfactif qui fonctionne avec des capsules odorantes (croissant chaud, expresso…). 20 Minutes l’avait rencontré à l’occasion de sa sélection au Google Science Fair l’an passé. Sur Kickstarter, son appel à dons pour soutenir son projet a déjà largement dépassé le seuil des 50.000 euros demandés.

Ce chef-d’œuvre de la science-fiction et de la fantasy signé de l’écrivain français Alain Damasio pourrait peut-être devenir une série de films d’animation. Le studio aixois Forge Animation espère traduire La Horde du contrevent en six longs-métrages de 50 minutes, sous l’intitulé Windwalkers, the movie series. Il s’agit de l’histoire épique de femmes et d’hommes qui marchent contre bourrasques et blizzards. En revanche, le projet de financer l’adaptation en jeu vidéo a échoué sur le Kickstarter américain.

« C’est l’histoire de trois amateurs de müesli qui, sous l’influence de mamans très bio, n’avaient pas le droit, enfants, aux Miel pops, Choco pops et autres, le MUESLI était ROI », lit-on sur la page du projet. Dear müesli, c’est aussi l’idée de faire circuler dans Paris un joli triporteur rempli de céréales dans Paris. Et dans les villes de Lyon, Toulouse et Marseille si l’objectif de réunir les 5.000 € est dépassé.

La petite société française Oh My Node portait déjà haut l’amour du nœud papillon. Elle veut se tourner du côté d’un autre accessoire : la cravate. Mais pas n’importe laquelle, une cravate à double face : d’un côté du coton maille piquée, de l’autre, de la laine. Pratique pour changer de style en plein milieu de journée ou pour dissimuler une malheureuse tâche au déjeuner.

La première expérience de « slow TV » montrée dans l’Hexagone sur France 4 l’an passé, Tokyo Reverse n’avait réuni que 29.000 personnes le soir de sa diffusion. Cela n’a pas découragé Roman Quirot, un autre réalisateur qui rêve de poursuivre le projet avec un programme de 8h sur deux danseurs filmés au ralenti dans « une ville qui vit en accéléré ». Le choix de la ville reste à définir et sera sans doute fonction du budget récolté.