Attaque à «Charlie Hebdo»: Zuckerberg défend la liberté d’expression… et se fait troller

WEB Le patron de Facebook a indiqué qu'il était Charlie... Mais connaît-il vraiment le contenu du magazine satirique?...

J.M.

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Mark Zuckerberg le 24 février 2014 à Barcelone.
Mark Zuckerberg le 24 février 2014 à Barcelone. — Manu Fernandez/AP/SIPA

A son tour Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, a pris la parole pour marquer sa solidarité à l’égard des victimes de l’attentat de Charlie Hebdo. Dans un post qu’il a publié vendredi matin sur sa page, le patron adressait ses pensées «aux victimes, à leurs familles, au peuple de France, et à tous ceux qui, à travers le monde, choisissent de partager leurs opinions et leurs idées, même quand cela demande du courage». A la fin de son post, il signe avec le slogan devenu international «Je suis Charlie».

Il rappelait aussi qu’un fanatique au Pakistan l’avait menacé de mort, parce que Facebook n’avait pas supprimé du contenu lié au prophète Mahomet, qui avait offensé cette personne. Il déclare qu’il ne laissera pas «un groupe d’extrémistes faire taire les idées et les différentes voix sur son réseau social». «Je m’engage à construire un service où on peut parler librement sans crainte de la violence.»

De belles paroles, mais qui montre aussi que Mark Zuckerberg ne connaît pas les dessins parfois grivois et à caractère sexuel de Charlie Hebdo. En réponse à son discours, un internaute a posté une photo de L’Origine du monde (1866) du peintre français Gustave Courbet. Facebook a toujours refusé d’héberger cette œuvre et la censure dès qu'elle apparaît. «Je suis ravi que Facebook défende la liberté d’expression. Vive Facebook», a ironisé l’internaute.