Sony Pictures reconnaît un «vaste vol de données confidentielles»

PIRATAGE Le FBI enquête sur cette affaire…

20 Minutes avec AFP

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Capture d'écran d'un piratage qui a touché Sony Pictures, le 24 novembre 2014.
Capture d'écran d'un piratage qui a touché Sony Pictures, le 24 novembre 2014. — DR

Les deux dirigeants de Sony Pictures ont reconnu que le studio de cinéma avait été victime d'un vol «très important de données confidentielles» au cours d'une attaque informatique sophistiquée.

«Un acte criminel malveillant» 

Dans un mémo envoyé mardi soir aux milliers d'employés du groupe de divertissement, dont l'authenticité a été confirmée mercredi à l'AFP par une porte-parole, les co-directeurs Michael Lynton et Amy Pascal ont écrit qu'ils étaient "profondément attristés par l'attaque" au cours de laquelle les pirates informatiques ont dérobé "des données personnelles d'employés, de l'entreprise et de tiers" ainsi que des documents.

Cinq films de Sony Pictures, y compris certains pas encore sur les écrans comme Annie et Still Alice, ont été illégalement mis sur internet et massivement téléchargés. Fury, Mr Turner et To write Love on her arms ont aussi été piratés. Cette cyber-attaque est «un acte criminel malveillant et nous travaillons étroitement avec les autorités», précise le mémo. Le FBI a confirmé enquêter sur l'affaire.

Sony n’accuse pas la Corée du Nord

Une porte-parole de Sony Pictures Entertainment, Jean Guerin, a précisé mercredi que «l'enquête sur cette attaque informatique très sophistiquée se poursuivait». Elle a aussi démenti des informations du site internet technologique Re/Code qui indiquait que Sony allait officialiser la source de l'attaque comme venant de la Corée du Nord.

Le site Internet affirmait que Sony soupçonnait le gouvernement nord-coréen d'avoir voulu se venger de la diffusion du film satirique L'Interview qui tue!, dépeignant un complot de la CIA pour assassiner le numéro un de la Corée du Nord. Le film avait rendu furieux Pyongyang, les médias d'Etat promettant des «représailles impitoyables».