Facebook condamné par un tribunal japonais à divulguer des adresses IP dans un cas de «porno vengeur»

WEB Le «porno vengeur» consiste à mettre en ligne des photos ou vidéos dénudées à la suite d'un conflit ou d'une rupture...

20 Minutes avec AFP

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Des figurines sont posées devant le logo facebook
Des figurines sont posées devant le logo facebook — Joel Saget AFP

Un tribunal de Tokyo a récemment condamné le réseau social en ligne Facebook à divulguer des adresses IP utilisées pour publier par vengeance sur Internet des photos compromettantes, a-t-on appris mardi auprès de l'avocat de la plaignante.

Dix jours après cette décision de justice, le groupe américain a révélé les adresses IP (numéro d'identification d'un ordinateur connecté à internet) reliées à deux comptes Facebook qui diffusaient des informations personnelles et photos privées sur sa cliente sous son nom, a indiqué Yohei Shimizu à l'AFP. «Même si elle se doutait de qui était derrière ces comptes, elle n'avait pas de preuves», a-t-il relevé.

Première décision de ce genre au Japon

Identifier une personne qui se fait passer pour quelqu'un d'autre sur le Web n'est pas chose aisée, a expliqué l'avocat, mais une fois munie des adresses IP, la plaignante a pu se tourner vers le fournisseur d'accès à internet.

Selon lui, il s'agit de la première décision de ce genre au Japon concernant le réseau social américain, mais un jugement similaire avait été rendu en août par le même tribunal à l'encontre de Facebook, dans un dossier distinct de diffamation.

 

>> Lire notre article sur le «revenge porn» en France

Passible depuis l'an passé d'une peine d'emprisonnement en Californie

Inconnu il y a encore quelques années, ce phénomène consacré par l'expression «revenge porn» consiste à mettre en ligne des photos ou vidéos dénudées à la suite d'un conflit ou d'une rupture.

La publication de telles images est considérée comme un délit dans plusieurs Etats américains. En Californie, le «porno vengeur» est passible depuis l'an passé d'une peine d'emprisonnement de six mois et d'une amende de 1.000 dollars (730 euros).

En Grande-Bretagne, deux représentants de la chambre de Lords ont déposé en juillet un amendement visant à criminaliser cette pratique.