La loi anti-Amazon déjà contournée par le géant du e-commerce

WEB Amazon a déjà trouvé la parade à la loi votée au Parlement fin juin et entrée en application ce jeudi…

A.G.

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Un employé prépare une commande sur le site d'Amazon à Peterborough, dans le centre de l'Angleterre, le 28 novembre 2013
Un employé prépare une commande sur le site d'Amazon à Peterborough, dans le centre de l'Angleterre, le 28 novembre 2013 — Andrew Yates AFP

Publiée au Journal Officiel mercredi, la loi Anti-Amazon est entrée en vigueur ce jeudi en France. Elle empêche désormais les sites de commerce en ligne de cumuler une remise de 5% sur les livres et la gratuité des frais de port. Sauf qu’Amazon, premier visé par cette nouvelle législation, a déjà trouvé la parade. Le géant américain propose désormais des frais de port à… 1 centime d’euros par commande de livre, sans minimum d’achat.

Cette nouvelle disposition figure sur le site d’Amazon. «Depuis la nouvelle loi du 8 juillet 2014 relative aux conditions de vente à distance des livres, nous ne sommes malheureusement plus autorisés à vous offrir la livraison gratuite pour une commande de livres ainsi que les 5 % de remise», peut-on lire au-dessus d’une grille récapitulant le montant des frais de port selon les options de livraison (rapide, prioritaire, en un jour ouvré, etc..).

L’offre Premium ne bouge pas

Pour la livraison rapide, il est désormais écrit noir sur blanc: «0,01 euros pour toute commande contenant un livre sans minimum d’achat. Gratuit à partir de 25,00 euros d’achat pour les commandes ne contenant pas de livre.» Amazon précise que pour les abonnés de son offre Premium à 49 euros par an, la loi ne change rien. Les frais de livraison sont toujours offerts.

Pour l’instant, la gratuité des frais de port est toujours en vigueur sur le site Fnac.com. «Nous allons dans les prochains jours mettre à jour le site, et nous serons aussi sur des frais de ports à 1 centime d’euro, quel que soit le nombre d’articles achetés dans un panier», a indiqué le service communication de la Fnac à Libération.

La nouvelle loi devait permettre de rétablir une équité sur le marché et éviter la disparition de librairies. Avec les nouvelles dispositions prises par Amazon et la Fnac, le jeu de la concurrence est loin d’être rééquilibré en France.