Twitter et Amazon sont les sites Internet les moins respectueux de l’environnement

WEB Greenpeace a établi ce mois-ci un classement des géants du Web les plus polluants…

Anaëlle Grondin
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Le logo de Twitter
Le logo de Twitter — Damien Meyer AFP

Publier un tweet est plus néfaste pour l’environnement que mettre à jour son statut Facebook. L’organisation non gouvernementale Greenpeace s’est penchée sur les sources d’énergie utilisées par les géants de l’Internet pour pouvoir fonctionner et a publié un rapport ce mois-ci dévoilant lesquels étaient les plus polluants.

Facebook, Twitter, Apple, Amazon, Vimeo, Dropbox… Tous ces sites possèdent (ou louent) d’immenses centres pour pouvoir stocker des quantités de données incroyables (les photos, vidéos, commentaires, statuts que vous publiez, entre autres). Des centres alimentés en électricité. Le problème pour Greenpeace? Toutes les sociétés, aussi importantes et rentables soient-elles, n’ont pas recours aux énergies propres.

Amazon, par exemple, n’en utilise que 15 %, dénonce Greenpeace, qui épingle au passage le géant du commerce électronique américain pour son manque de transparence énergétique. Twitter est également pointé du doigt par l’ONG. Selon elle, le site de microblogging «se place en bas de l’échelle de la transparence énergétique. Le site ne divulgue aucune information concernant son empreinte énergétique.»

Google, Facebook et Apple ont obtenu les meilleures notes. Le moteur de recherche utilise 48 % d’énergie propre, le réseau social 49 % et la firme à la pomme 100 %. Pour arriver à un tel résultat, Apple a construit de grands centres reposant sur l’énergie solaire en Caroline du Nord et sur l’énergie éolienne dans l’Oregon et en Californie. Les trois groupes américains se montrent par ailleurs transparents sur les sources qu’ils utilisent pour faire fonctionner leurs différents services.

3,7 milliards d’internautes d’ici 2017

Aujourd’hui, 2,5 milliards de personnes sont connectées à Internet dans le monde. La planète devrait compter 3,7 milliards d’internautes d’ici 2017, indique Greenpeace. Conséquence, la pollution devrait augmenter, s’inquiète l’ONG. Selon son rapport, la demande en électricité liée à la navigation sur Internet et au stockage des données devrait croître de 60 % ou plus d’ici 2020.

Greenpeace a lancé une campagne en ligne intitulée «Dirty clicking», qui permet aux internautes d’envoyer automatiquement des tweets à Pinterest, Twitter et Tumblr pour leur demander de recourir à 100 % d’énergies renouvelables pour un Internet vert.