Julian Assange dénonce «l'occupation militaire» du Web par les gouvernements occidentaux

WEB Depuis l’ambassade d’Equateur où il est refugié, le co-fondateur de Wikileaks a dénoncé samedi au festival «South by Southwest» (SXSW) l' occupation du Web...

A.L.

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Les services de renseignement de l'Equateur ont découvert un micro caché à l'ambassade équatorienne de Londres qui donne asile depuis un an au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a révélé mardi le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patiño.
Les services de renseignement de l'Equateur ont découvert un micro caché à l'ambassade équatorienne de Londres qui donne asile depuis un an au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a révélé mardi le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patiño. — Anthony Devlin Pool

Internet est sous «occupation militaire», a alerté Julian Assange samedi lors du festival «South by Southwest » (SXSW), consacré aux nouvelles technologies à Austin (Texas). Il intervenait par visioconférence depuis l'ambassade d'Equateur à Londres, où il est réfugié depuis «650 jours».

«Les lois du Web s'appliquent à la société civile. Ce qu'il se passe aujourd'hui est donc une occupation militaire de cet espace civil par les gouvernements occidentaux, et c'est très grave», a affirmé Julian Assange, «décrivant une guerre entre des activistes, des journalistes et la société civile d'un côté, les agences de surveillances – la NSA américaine, le GCHQ britannique et leurs équivalents dans les autres pays occidentaux, de l’autre», rapporte l’envoyé spécial du Monde à Austin.

«Un outil de surveillance totalitaire»

Désormais, «l’individu ne peut pas s’extraire» d'un système devenu «un outil de surveillance totalitaire», a poursuivi Assange, qui n’a su, selon le Monde, répondre que vaguement aux questions des milliers de personnes qui suivaient son intervention, préférant insister sur les «nouveaux refugiés» qui partout dans le monde, comme lui, Edward Snowden, Chelsea Manning, Glen Greenwald, résistent en ligne contre «l’occupation».

Au sujet de sa situation personnelle, il a expliqué: «Je peux continuer à travailler. Je suis hors de portée de la police et des citations à comparaître. C'est une situation idéale pour quelqu'un qui se bat contre les agences de surveillance», avant d'annoncer qu'il serait bientôt en mesure de fournir du «matériel important».