Netflix: Des représentants du groupe américain reçus à l’Elysée ce mercredi matin

A.G.
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Le siège de Netflix à Los Gatos en Californie.
Le siège de Netflix à Los Gatos en Californie. — PAUL SAKUMA/AP/SIPA

Elle a déjà conquis 40 millions d’abonnés. La plateforme américaine de vidéos Netflix, présente dans plusieurs pays européens, aimerait bien séduire à son tour les Français. Si les rumeurs sur son implantation dans l’Hexagone reviennent fréquemment, Reuters rapporte ce mercredi que Netflix est en train d’évaluer la possibilité de se lancer chez nous.

Des représentants du groupe ont été reçus à l’Elysée par un conseiller de François Hollande ce mercredi matin pour évoquer son éventuel lancement dans l’Hexagone. «Netflix voulait se renseigner sur les conditions juridiques de son éventuelle installation en France dans le cadre d'une tournée européenne de prospection», a expliqué la source à l'Elysée de l’agence de presse.

Freiné par l’exception culturelle française

Netflix permet d'accéder à volonté à un catalogue conséquent de films et de séries télévisées récentes sur ordinateur, tablettes et télévision, contre un abonnement mensuel modique. Présent dans 40 pays, l’Américain cherche à étendre sa présence sur le Vieux Continent, où il propose déjà son service au Royaume-Uni, en Irlande, en Scandinavie et aux Pays-Bas.

L’exception culturelle française complique son arrivée en France. Le géant américain se heurte par exemple au cadre imposé par la chronologie des médias, qui ne permet pas d’exploiter un film en SVOD (vidéo à la demande sur abonnement) pendant les trois ans qui suivent sa sortie en salles de cinéma. Un obstacle de taille pour la plateforme. Les séries ne sont toutefois pas concernées par cet accord.