Facebook: Avoir beaucoup d'amis génère du stress

WEB C'est la conclusion d'une étude menée par des chercheurs de l'université d'Edimbourg...

A.L

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L'application Facebook Mobile sur un smartphone fonctionnant sous Android.
L'application Facebook Mobile sur un smartphone fonctionnant sous Android. — Alex Segre / Rex /SIPA

Vous n’arrivez pas à passer la barre des 50 amis et bavez devant les 900 contacts au compteur de cet ami à la vie sociale virtuelle désespérément plus active que la vôtre. Oubliez vos complexes, car lui et ses amis «les stars de Facebook» sont en réalité des êtres malheureux, rongés par le stress et l’anxiété.

C’est en tout cas ce qu’assurent des chercheurs de l’université d’Edimbourg, après avoir étudié un panel de plus de 300 utilisateurs du réseau social, la plupart étant des étudiants âgés d’environ 21 ans. Selon eux, les personnes ayant le plus d’amis sur Facebook sont les plus sujettes au stress.

Car qui dit plus d’amis, dit plus d’amis d’horizons différents. C’est cette diversité des cercles sociaux qui devient pesante. Selon l’étude, la plupart des utilisateurs sont amis avec sept cercles sociaux différents. Le plus commun étant le cercle des amis connus «dans la vraie vie» (97% des gens en ont parmi leurs amis Facebook). Viennent ensuite la famille élargie (81%), les frères et sœurs (80%), les amis d’amis (69%) et les collègues (65%).

La fête est finie

L’ajout en amis de ses parents (qui sont près de 55% à suivre leur enfant sur Facebook) ou de ses supérieurs hiérarchiques provoque particulièrement de stress, selon les chercheurs.

«Avant, Facebook était une sorte de fête avec tous vos amis où vous pouviez danser, boire et flirter. Maintenant avec votre père, votre mère et votre boss, la fête devient source d’anxiété et plein de dangers potentiels», explique Ben Marder, le directeur de l’étude. A ses yeux, l’arrivée de personnes plus âgées sur le réseau représente «un problème croissant», «car leurs attentes peuvent être différentes de celles des utilisateurs plus jeunes»

Cette étude vient faire écho à une récente étude néozélandaise qui citait Facebook comme la deuxième activité «la plus déprimante» après «guérir d’une maladie».

Autres enseignements annexes de l’étude: les utilisateurs sont plus amis sur Facebook avec leurs ex (64%) qu’avec leur partenaire actuel (56%). Les chercheurs révèlent également que seulement un tiers des utilisateurs se servent de leurs «paramètres de confidentialité» pour contrôler ce que leurs amis voient ou non.

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