Les îles Paul-Ricard, escale parfaite pour amateurs de loisirs en plein air

Méditerranée Surprenantes et enchanteresses, les îles Paul-Ricard incarnent le rêve d'un homme épris de nature comme de culture

Sophie Diaz pour 20 Minutes

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Que vous cherchiez la volupté d'une plage ensoleillée ou le luxe, les îles Paul-Ricard vous promettent de merveilleuses vacances.
Que vous cherchiez la volupté d'une plage ensoleillée ou le luxe, les îles Paul-Ricard vous promettent de merveilleuses vacances. — Thinkstock

Située à quelques brassées de Six-Fours-les-Plages, l’île des Embiez apparaît comme un havre de paix et de beauté sauvage, battu par le vent du large et les flots turquoise. En 1958, le Marseillais Paul Ricard, fort du succès de ses affaires, décide d’acheter l’île pour tirer profit de son charme verdoyant. Si le site a fait l’objet de nombreux aménagements au fil des décennies – hôtels, commerces, restaurants et autres clubs de loisirs y ont été bâtis –, il conserve pleinement son authenticité bucolique, si chère à son défunt propriétaire.

Paradis jet-set et musée vivant

Sa végétation luxuriante, d’où s’élèvent les doux effluves de romarin, est un ravissement pour les amoureux de la nature : les pistachiers lentisques, les chênes verts et les trèfles rampants se mêlent aux couronnes bleutées des champs de lavande à toupet.
Les 95 ha composant l’île des Embiez font un magnifique terrain de jeu pour les amateurs de loisirs en plein air. Criques, calanques, garrigues et pinèdes s’y succèdent pour la plus grande joie des vacanciers adeptes de randonnées. Tout au long de l’année, les sentiers escarpés accueillent des cyclistes et des marcheurs déterminés, bercés par le murmure de la mer et le chant perçant des avocettes élégantes.

Avant sa « découverte » par Paul Ricard au début des années 1950, l’île de Bendor n’était qu’un désert insulaire faisant face à Bandol. Captant le potentiel touristique de cet Eden inhabité généreusement ensoleillé, l’homme s’est donné pour mission de transformer ce rocher, jadis inhospitalier, en luxueuse terre d’accueil et de rencontres pour les artistes. A partir des années 1960, l’île s’impose comme « the place to be » pour les stars de l’époque. Joséphine Baker y plaisantait aux côtés de Luis Mariano, Jacques Dutronc y chantait dans la fumée de ses fameux cigares, tandis que Salvador Dali y sirotait une coupe de champagne avec le maître des lieux, grand amateur de ses œuvres et heureux possesseur de son célèbre tableau la Pêche au thon.

Fervent passionné d’art, peintre amateur lui-même, Paul Ricard a très vite profité de sa notoriété et de sa fortune pour soutenir des artistes de tout bord. Plus qu’un simple refuge provençal pour célébrités, l’île de Bendor s’est petit à petit transformée en galerie d’art vivante. Aujourd’hui qualifiée de « jardin des arts en Méditerranée », elle est réputée pour son village des créateurs, dans lequel peintres, sculpteurs et céramistes cohabitent en quête d’inspiration et de tranquillité. Les coquettes maisons aux façades colorées s’ouvrent tantôt sur des ateliers jalonnés d’aquarelles, tantôt sur des étals de bijoux aux teintes arc-en-ciel.

S'y rendre

Les Embiez sont accessibles en douze minutes seulement depuis le port de Six-Fours-les-Plages. Des navettes maritimes se tiennent à votre disposition tout au long de l'année, dès 7 h du matin. Pour rejoindre l'île de Bendor, il vous faudra passer par le port de Bandol et emprunter un bateau semblable. Dans ce dernier cas, la traversée ne dure que sept minutes.

Renseignements.

Le site officiel des îles Paul-Ricard recense toutes les meilleures adresses pour se restaurer, se loger ou se cultiver.