De Tours à Villandry, cinq étapes niveau palace en Touraine

ESCAPADES Zoom sur l'une des régions de France les plus convoitées pour son patrimoine historique et ses forteresses : la Touraine.

Agence pour 20 Minutes

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Le château et les jardins de Villandry sont un exemple typique de l'architecture Renaissance. Lancer le diaporama
Le château et les jardins de Villandry sont un exemple typique de l'architecture Renaissance. — Thinkstock/City Presse

Portant le nom du fleuve qui traverse deux des cinq départements qui la composent, la région des Pays de la Loire est avant tout célèbre pour ses châteaux. Si le Val de Loire en compte une quarantaine, direction la Touraine pour en visiter près d’une dizaine. Un périple que les passionnés d’architecture médiévale ne sont pas près d’oublier…

Le Val de Loire ne compte pas moins de quatre jardins remarquables, qui contribuent au rayonnement de la région.
Le Val de Loire ne compte pas moins de quatre jardins remarquables, qui contribuent au rayonnement de la région. - Thinkstock/City Presse

Les trésors du patrimoine

Arrivés à la gare de Tours, prenons à l’est vers la jolie petite ville d’Amboise pour y découvrir le château royal et ses jardins, construits à la fin du XVe siècle sous le règne de Charles VIII. Sous influence napolitaine, ces vestiges arborent encore et toujours des cyprès, des chênes et des lauriers nobles. À dix minutes de là, on s’arrête au Clos Lucé, dernière demeure de Léonard de Vinci. On continue notre périple à Chenonceau, dont le château est le plus visité de l’Hexagone, après Versailles. Très prisé par Catherine de Médicis et Diane de Poitiers, il convainc tout un chacun grâce à ses arches majestueuses et à ses nombreuses pièces meublées avec goût.

Plus au sud, rendons-nous à Loches, dans cette petite bourgade de quelque 6 500 habitants qui servait de relais entre Amboise et Poitiers. Théâtre de nombreuses querelles entre le comte d’Anjou et le comte de Blois, elle fut très tôt fortifiée. Plus tard, à la Renaissance, la ville s’embourgeoisa jusqu’à la construction du pont royal de Tours qui détourna le trafic. Qu’importe, chaque année, le feu d’artifice est tiré du donjon, où seuls les habitués connaissent le meilleur point de vue. Un donjon qui a abrité la noble Agnès Sorel et qui renferme des trésors de l’époque, des enluminures militaires et un bassin de pierre.

Petit tour tourangeau

Après ces visites culturelles, on se pose à la terrasse d’un café sur la place principale avant de repartir à la course au tuffeau, cette pierre blanche qui constitue chaque grand édifice de la région. À bâbord, cap sur Richelieu et sur son château classé depuis 1930 au titre de monument historique. Construit sur un plan carré, il fut restauré après avoir été détruit. Aujourd’hui, seules quelques pièces ayant appartenu au célèbre cardinal restent à découvrir, ainsi que le jardin du vaste domaine. À Chinon, une somptueuse bâtisse nous attend. Si certaines pièces sont rénovées, la grande salle de la Reconnaissance est, elle, restée en état.

On part ensuite sur les traces de Rabelais, de Jeanne d’Arc ou encore de Richard Cœur de Lion, avant de remonter vers le centre, à Azay-le-Rideau. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le château est tout simplement le chantier du siècle ! On se faufile dans les coulisses de la restauration, entre tailleurs de pierre et charpentiers. Avant dernière étape à Villandry où il est impossible de ne pas faire une halte. On tombe d’abord nez à nez avec les quatre célèbres jardins d’ornement « à la française », constitués de potagers, de plantes et de fleurs.

Au bout, se lèvent des donjons à l’intérieur raffiné. Dernière à avoir été bâtie en Pays de la Loire, cette magnifique demeure était en l’état de forteresse médiévale avant le rachat de Jean Breton, ministre des Finances sous François Ier. Enfin, nous voilà de retour à Tours, pour un dernier voyage dans le temps. Modernisé, son château reçoit chaque année entre trente et cinquante mille visiteurs. Gentes dames et damoiseaux, la boucle est bouclée !

En pratique

Y aller :
On recommande d'arriver à Tours en TGV et de louer une voiture pour découvrir l'Indre-et-Loire à son rythme. À la belle saison, vous pouvez aussi flâner de châteaux en châteaux à vélo pour profiter des paysages.
Acheter :
Pour visiter les bâtisses médiévales, on compte entre 5 et 12 € l'entrée, avec possibilité, pour les noctambules, d'assister à des spectacles son et lumière.
Plus encore :
Le site de l'Agence départementale du tourisme de Touraine recense tous les sites d'intérêt de la région.