Si le décor est particulièrement impressionnant à la nuit tombé, il reste somptueux même à la lumière du jour.
Si le décor est particulièrement impressionnant à la nuit tombé, il reste somptueux même à la lumière du jour. — Thinkstock

Roumanie

Le château de Bran entretient le souvenir du grand Dracula

La légende affirme que Vlad aurait vécu au cœur des Monts Bargau

Alors qu’en France, nous nous amusons à nous faire peur avec La Malédiction de la Dame blanche ou la bande-annonce du reboot de Chucky, la Roumanie, de son côté, célèbre quotidiennement le plus illustre et le plus terrifiant de ses ancêtres : Dracula.

Des vallées sauvages des Carpates aux forêts de Transylvanie souffle un vent d’antan au murmure captivant. Au Moyen Âge, ont poussé ça et là monastères et forteresses d’inspiration gothique. Situé près de la ville de Brașov, aux portes de la légendaire région de Valachie, le château de Bran est le plus digne représentant de ces édifices. Ne serait-il pas, d’ailleurs, l’antre du redoutable Dracula​ ? Incroyablement bien conservé, ce monument correspond en tout cas à l’image véhiculée par le roman mythique de Bram Stoker : « Le château est bâti sur le rebord d’un précipice impressionnant. »

<em>« Sans doute m'étais-je endormi ; sinon, comment aurais-je pu ne pas être frappé par le spectacle qu'offrait ce vieux château ? »</em>, Bram Stoker, Dracula.
« Sans doute m'étais-je endormi ; sinon, comment aurais-je pu ne pas être frappé par le spectacle qu'offrait ce vieux château ? », Bram Stoker, Dracula. - Thinkstock

Un puissant parfum de sang et de soufre

Si les livres d’histoire sont un peu flous, la légende affirme que Vlad Tepes aurait vécu au cœur des Monts Bargau au XVe siècle. Consacré alter ego du comte aux dents longues, ce sinistre personnage aurait vu le jour à Sighişoara, à plus d’une centaine de kilomètres de là. C’est dans cette petite ville encerclée par la forêt que la visite se poursuit. Ce très cher Vlad est présent à chaque détour des petites ruelles médiévales qui constituent le centre-ville.

L’imagerie populaire le représente avec des griffes, des cornes et des ailes de chauve-souris. Pourtant, le surnom de Dracul signifie « dragon » en roumain. Seigneur – à défaut de saigneur – cruel et impitoyable, il aurait été décapité après avoir été maudit par son peuple.

Aujourd’hui, le (pas si) regretté Vlad fait le bonheur des commerçants du coin qui proposent pacotilles et bibelots à son effigie. L’un d’entre eux aurait même eu l’idée farfelue de créer un « Draculand », mais ce parc de l’horreur n’a jamais vu le jour. En attendant, ces échoppes proposent tout le nécessaire pour se grimer et participer aux bals costumés qui se tiennent occasionnellement dans le village. Dès la tombée de la nuit et jusqu’au premier rayon de soleil, les apprentis-vampires s’enivrent d’un suc du cru : le vin rouge de La Couronne d’or, venu tout droit du vignoble de Dracula à Lesinta, au nord du pays…

En pratique

En avant-goût
Avant de vous aventurer dans les dédales du château de Bran, vous pouvez vous offrir une petite visite vidéo des lieux, indispensable pour bien se repérer et ne pas se faire dévorer tout cru ! http://www.bran-castle.com/

Se restaurer
Le château de Bran possède son propre restaurant : le Casa de ceai. Nul besoin d'être un vampire pour s'y régaler : l'établissement propose – en plus de ses délicieux potages, gratins et plats de pâtes – un menu végétarien.