Un tour en Ontario, le complément idéal d'un séjour au Québec

CANADA Indissociable des chutes du Niagara, l'Ontario abrite deux villes très riches et une nature hors norme, à l'image du parc provincial Algonquin

Jean-Claude Urbain pour 20 Minutes
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Entre le lac Érié et le lac Ontario, la rivière Niagara sépare le Canada et les États-Unis. Ses chutes sont accessibles de part et d'autre de la frontière, mais elles ne s'admirent de face que du côté canadien.
Entre le lac Érié et le lac Ontario, la rivière Niagara sépare le Canada et les États-Unis. Ses chutes sont accessibles de part et d'autre de la frontière, mais elles ne s'admirent de face que du côté canadien. — Jean-Claude Urbain

Les voyageurs francophones, qui privilégient souvent le Québec pour effectuer leurs premiers pas au Canada, ne peuvent appréhender la démesure de ce gigantesque pays sans poursuivre leurs découvertes plus au sud, à travers l’Ontario. 

Séparée de la municipalité québécoise de Gatineau par la rivière des Outaouais, la ville d’Ottawa est la porte d’entrée idéale vers cette province anglophone. Elle fut choisie comme capitale nationale par la reine Victoria en 1857 pour sa position stratégique entre les deux grands pôles linguistiques du pays.

Bouillons de culture

Officiellement bilingue, Ottawa ne désoriente pas ses visiteurs. Dans cette cité à taille humaine, élégante et paisible, tout est à portée de jambes. Nature, beaux-arts, aviation, agriculture, guerre, sciences, banque… Chaque domaine du savoir et de l’activité humaine a droit à son musée dans la capitale canadienne. Mais si, faute de temps, il n’y en avait qu’un seul à visiter, il faudrait retourner à Gatineau. Car c’est de ce côté de la rivière qu’a été implanté le magnifique musée de l’Histoire, à l'architecture d’inspiration autochtone.

Prestige oblige, la ville de Toronto possède elle aussi de nombreux musées de premier ordre. Parmi eux, le Royal Ontario Museum est le plus grand du pays. Au cœur d’une région tempérée par la proximité des Grands Lacs, Toronto est la ville la plus active du Canada. Mais il ne faut guère de temps au visiteur pour tomber sous le charme de son métissage. Toronto, qui compte une centaine de groupes ethniques, se veut la ville la plus cosmopolite du monde. 

Une nature époustouflante

Un grand atout de la mégalopole est sa proximité avec une des plus impressionnantes merveilles de la nature. À moins de deux heures de route, les chutes du Niagara offrent un spectacle à couper le souffle. Une promenade sur les balcons qui bordent la gigantesque cataracte en « fer-à-cheval » suffit à comprendre pourquoi les Iroquois l’appelaient le « Grand Tonnerre des eaux ».

Au nord de Toronto, la région lacustre de Muskoka offre aux amateurs de grands espaces une transition bucolique entre les centres urbains du sud-est ontarien et le vrai Canada sauvage. Passé Huntsville, le parc Algonquin étend sa forêt dense sur quelque 7.700 km². La route 60, qui traverse sa partie sud est jalonnée d’aires de camping et de sentiers de randonnée. De longueurs variables, de 1 à 10 km, ces tracés pédestres sont très bien entretenus. Certains suivent le cours d’une rivière, d’autres conduisent à un belvédère d’observation ou font le tour d’un lac… Il y en a pour tous les goûts, et pour tous les niveaux.