Chat-drogue avec l'auteur de "J'ai commencé par un joint"

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20 minutes

L'auteur de "J'ai commencé par un joint" (Ohéditions) est venue à la rédaction de 20 Minutes mercredi matin et a répondu à vos questions:

  • Livre

    Est-ce que vous comptez léguer les bénéfices sur ce livre à des cures de désintoxication ou à des association d'aide aux drogués ? Shtroumph

    Non, je n’ai pas l’intention de le faire mais d’acheter une maison pour mes enfants au cas où je meure demain !

    Votre livre n'est-il pas une simple répétition de "Moi Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée"? JBM

    Non, pas de voyeurisme, plutôt un message de tolérance, sortir enfin des clichés pour mieux aider, pour mieux aimer

  • Avant / les causes de la dépendance

    Votre livre aurait pu s'intituler « j'ai commencé par un verre » ou « j'ai commencé par miser 1 euro », etc. Il existe d'innombrables formes de dépendance auxquelles tout un chacun peut être victime selon sa personnalité et le contexte dans lequel il a vécu. Diriez-vous que fumer est la plus forte et la plus dangereuse des dépendances ? L'humain n'est-il pas simplement victime de ce besoin irrépressible de braver les interdits et d'aller toujours plus loin dans sa quête de bonheurs artificiels ? Chris

    Oui, toutes les dépendances révèlent un désaccord avec soi-même. En s’acceptant avec toute sa force et sa fragilité, en cultivant sa différence et sa richesse humaine, on ne dépend plus de rien sinon de la vérité.

    Comme de nombreuses personnes, ça m'arrive également de fumer un joint de temps en temps, et parfois d'autres substances beaucoup plus « dures ». Pourtant je n'en prends qu'à titre "récréatif". Tous mes amis, et d'autres connaissances sont dans le même cas, et aucun d'entre nous n'est dépendant. Quels sont les mécanismes de la dépendance selon vous? Pensez vous que certains problèmes psychologiques, ou l'absence de responsabilité sont des facteurs aggravants? Je pense que toute drogue, alcool, tabac, nourriture ou autres créent une dépendance lorsqu'il existe un manque ailleurs. La consommation "responsable" de drogues douces ou dures créent-elles forcément une dépendance? Michael

    Bravo mais attention : si aujourd’hui, cela reste un plaisir, ça peut aussi devenir une galère. Ce qui est inquiétant, c’est de l’associer à l’idée d’un plaisir alors même que la vie peut procurer des émotions encore plus intenses et c’est ça qu’il faut rechercher !
    Oui, tout ce qui nous attache et dont on dépend nous prive de notre liberté d’être.


    Comme vous ma fille a commencé à 12 ans et heureusement s'est arrêtée à 13. Au-delà de ma responsabilité de parent, j'ai aussi essayé de comprendre ce qui favorise l'orientation vers une dépendance. Je l'ai compris après quelque mois d'analyse et une lecture intéressante sur « le traumatisme de la naissance ». Le souvenir de la plénitude ressenti dans le ventre de notre mère est toujours présent et toutes conditions permettant de retrouver cet état nous encourage vers une dépendance (alcool, tabac, chocolat, sexe, psy, drogue, yoga ect...) . Notre première dépendance est le bien être. Il faut savoir s'en détacher.Ce n'est pas facile. QUE CONSEILLEZ VOUS ? Serge

    Big question… Tout ce qui existe par nature tend vers un bien –être. Je ne connais pas d’être vivant qui n’ait pas de penchant inné pour le plaisir. Ou alors il entre dans la catégorie mazo ! J’aime bien la spiritualité mais il y en a des fois qui se font du mal pour rien. Être dans la forme comme on est dans le fond avec autant de simplicité et de fluidité que possible. Humilité et compassion et laisser couler la vie en soi, c’est un vrai chemin de plénitude.

    Quel lien y a t il entre un « looser » et le cannabis? C'est ce que je lisais dans un des messages des internautes, et à mon avis il n'y en a aucun, ce n'est certainement pas le cannabis qui « fabrique » des loosers. Ce sont des loosers, des gens qui étaient déjà paumés, ou en manque de buts à atteindre qui, un jour, sont tombés sur le cannabis ou l'héro. Ces substances ne sont pas responsables de la dérive de ces personnes, le malaise préexistait déjà avant la première prise. Les responsables, ce sont ceux qui vendent, ceux là oui, ils alimentent les paumés et se nourrissent des manques affectifs et des manques de la société. Nov

    Mille pardons, vos affirmations sont trop faciles. Avant, j’étais sportive, combative, bonne à l’école, normalement mignonne et pas foncièrement looser. Les gens que j’y ai connus non plus. C’est un cliché qui ne fait pas avancer le débat. Ceux qui vendent sont là parce qu’il y a des gens pour acheter. Le malaise vient plutôt de ce que nos sociétés ne nous laissent aucun droit à la différence. Il faudrait tous rentrer dans le même moule : être beau (belle), forte (forte), compétitif (compétitive), friqué(e), raisonnable, calibré (calibrée). Moi qui ai rencontré beaucoup de gens très connus, ces fameux modèles, des icônes, des exemples à suivre, je les ai trouvés seuls, paumés, vides et malheureux. Ils ont atteint ces faux buts et touchent du doigt là une vraie désillusion. Ils ont provoqué chez moi beaucoup de compassion, je leur ai donné ma seule richesse : beaucoup de tendresse, c’est tout ce dont ils manquaient et c’est souvent de cela dont nos sociétés manquent.

    Comment peut-on arriver à se droguer volontairement ? Sachant ce que cela entraîne comme déchéance et comme faux bien-être, ne se fait-on pas plutôt piéger un jour ? Jojo

    Parce qu’à priori, c’est bêtement bon, que ça donne l’impression de partager et d’échanger des émotions en toute liberté car nos sociétés nous l’interdisent et que c’est pourtant dans la nature. Et c’est ainsi que l’on se fait piéger.

    Je comprends qu'une drogue soit nécessaire au moment de la mort pour surmonter la souffrance, mais avant pourquoi ne pas affronter la vie? Philippe

    Encore faut-il en avoir envie, de vivre. Et quand on y arrive pas, la drogue permet la survie. Quitte à nous plonger de plus en plus profond dans la déprime.

    J’ai connu les joints, j’ai connu l’acide et la poudre, puis j’ai tout arrêté, en fait je n’ai pas fumé ne serait-ce qu’une gitane depuis 20 ans. Pourquoi croit on à un moment donné que la drogue peut signifier liberté? Est-il possible de voir le piège? Philippe

    Un gros bravo à Philippe. Tu peux lire plus haut ma réponse à Jojo et j’aimerais bien avoir ton avis si tu lis le bouquin (mail à Hélène, presse@oheditions.com). Le piège, c’est comme une ombre de soi-même qui s’épaissit un peu plus à chaque fois que l’on en prend. Les premières fois, il serait bon d’observer l’état dans lequel on est dans les jours qui suivent (2, 3 jours au moins) : irritable, parano, vidée de toute énergie, nuits agitées, l’impression que tout nous agresse et ça, on le doit au pétard ! Le piège, c’est justement de croire que, pour effacer cette sensation super désagréable, la solution – et je dirais même la seule solution – c’est d’en reprendre. Seulement avec quelques jours de patience, cette pollution s’élimine et le jour se lève forcément.

    Bravo, chat très intéressant Hélène, que diriez vous a quelqu'un pour l'empêcher de commencer a se droguer ? Les messages ont du mal a passer chez les plus jeunes, comment les décourager et qu'ils prennent conscience que cela risque de les détruire plus qu'autre chose? Youssef

    Je lui dirais : « crois en tes rêves, mets toute ton énergie à les réaliser, de laisse rien t’en détourner, accroche-toi à l’impossible, à l’improbable, quelque soit le chemin emprunté. C’est dans tes rêves d’enfant et seulement dans ton cœur que tu trouves ta voie ». Ce n’est pas qu’une théorie. Petite, je disais que je vivrais à Tahiti et que je trouverais le serum de longue vie, évidemment, personne ne m’a crue. Pourtant, je me suis acharnée à suivre mon cœur et éviter tous les pièges de la peur, ce qui m’aurait coupé les ailes. Personne ne m’a aidé sauf le hasard qui est toujours bien fait et mon rêve de Tahiti, il est aujourd’hui réalité.

    Je ne connais pas votre expérience personnelle (pas lu votre livre...), mais comment un enfant de 12 ans qui vit dans un pays dit "civilisé" peut-il être amené à perdre son innocence et s'éloigner à ce point des préoccupations de son âge ? Chris

    Parce qu’un pays dit civilisé est tellement sophistiqué que ça coupe les ailes et les rêves de petite fille.

    Bravo pour votre courage et votre volonté. Pensez-vous qu'il y a pour les jeunes un risque tabac qui mène à drogue suite à la recherche de quelque chose de plus fort. Vigilant

    Je ne crois pas…

  • Pendant

    Vous êtes vous un jour vantée, vis à vis de votre entourage, de vous droguer et d'en être fière? (par pure provocation) Sébastien

    Jamais, jamais, jamais !!!

    Pourquoi tous ne s'en sortent-ils pas? Mis à part la volonté personnelle, comment faire pour sauver, épauler, aider un toxicomane à s'en sortir et décrocher? Ange

    Parce qu’on a pas su leur donner confiance en eux, parce qu’ils n’ont pas eu la chance de découvrir l’intensité de la vie, de voir la petite lumière qui brille en chacun de nous et pas donc pas pu la cultiver.
    2ème réponse : l’aimer comme il est, pour ce qu’il est sans comprendre et sans condamner les bras et le cœur grand ouvert, être disponible à le garder au chaud et à l’abri de notre amour.


    Voila j'ai un problème sérieux cela fait plus de 12 ans que je fume régulièrement des joints quand je dis régulièrement cela va de 3 à 6 joints par soir et j'aimerai arrêter mais je n'arrive pas à trouver la volonté nécessaire pour stopper que me conseillez vous à moi et à toutes les personnes qui sont dans le même cas que moi ? Merci de votre aide besoin_d_aide

    Cf. réponse à Philippe. Je sais que c’est pas évident mais n’hésite pas à voir quelqu’un pour te soutenir, reconnais ta faiblesse, c’est là que tu seras fort, remplis le vide du pétard avec un truc qui t’éclate vraiment (un truc créatif, sportif, ludique, émotif). Il y a plein d’intensité dans la vie, ose tout ce qui te dit. Car c’est le pétard qui t’éteint et te fait tout voir en gris. Prends patience parce qu’en quelques jours, la lumière revient dans ton esprit.

    Existe-t-il en France assez de centres de désintoxication et si non, quelle est la situation dans les autres pays de l'Union Européenne ? jojo

    Question vaste. Retournez la question vers Pluralis (sylvie.engel@pluralis.org)

  • Après

    J'ai entendu plusieurs interviews d’acteurs américains qui parlaient de leur passé de toxicomane et qui disaient que l'on ne peut pas s'en sortir sans l'aide d'un esprit supérieur. Personnellement, arrêter la drogue a provoqué un changement radical dans mon esprit et j'ai rejeté tout ce dont l'esprit se sert pour se droguer : l'autorité, les croyances, le conditionnement, j'ai alors découvert la spiritualité sous un aspect très original. Pensez-vous que nous, anciens toxicomanes, nous sommes pour toujours des gens qui ne seront jamais comme les autres ? philippe

    Je dirais oui car nous avons fait sauter le carcan de la raison. Cf. les réponses plus haut. Autorité, croyance et conditionnement sont autant de barrières à Soi-même. Nous sommes un petit bout du Grand Tout ! La spiritualité dont tu parles, c’est une vacuité, une ouverture d’esprit, une grande tolérance dans une totale humilité et empathie. Le tout avec une naturelle simplicité, un cœur pur voire un cœur d’enfant et toujours éviter les pièges de quelque dogme que ce soit. Il n’y a pas des religions, il y a une Vérité dite dans plusieurs langues pour dire « je t’aime » selon où l’on se trouve sur la planète, certains diront «I love you », d’autres « te quiero » ou encore « Ich liebe Dich » ou encore « Ti amo », etc.. Mais l’idée et le sentiment sont les mêmes.

    J'ai 40 ans, je fume des joints depuis mes 12 ans. J'ai goûté toutes les drogues, je me suis shooté pendant plusieurs années. Un jour j'ai décidé d'arrêter, ça a pris du temps mais j'y suis parvenue. A présent, je suis totalement insérée dans la vie active, j'ai un fils qui va très bien et je continue de fumer des joints quand j'en ai envie. C'est un réel plaisir et je n'ai aucun problème avec ce produit. Je ne bois pas une goutte d'alcool, et le shit me détend. Je ne fume pas tous les jours. Uniquement lorsque j'en ai envie. Nous sommes des milliers d'adultes responsables qui fumons pour le plaisir et non par besoin. Je peux comprendre la peur de certains face aux drogues mais reprendre les contre-vérités d'il y a 30 ans ne résoudra rien. Apprenons plutôt à nos enfants les réalités sur la drogue au lieu de leur mentir. Il ne faut pas les prendre pour des crétins. bronchite chronique

    Je suis d’accord avec toi et le bouquin, malgré son titre, abonde dans ce sens. C’est justement en sortant des clichés qu’on fera avancer les gens. En plus, je trouve l’alcool au moins aussi dangereux, si ce n’est plus. Licite ou illicite, c’est l’impossibilité de vivre sans un produit tous les jours qui est un vrai problème de société.

  • Le commerce de la drogue

    Je dois être naïve, mais comment trouviez-vous aussi facilement votre drogue? Cela me paraît incroyable. Swwety

    C’est seulement parce que vous n’en consommez pas que vous ne le voyez pas. On en trouve sur toute la planète, dans tous les milieux, dans toutes les villes comme dans tous les bleds perdus. Je ne connais pas d’endroits où on en trouve pas.

    Il y a certains trains de vie qui ne laissent aucun doute sur des revenus dont on peut estimer les sources illégales. La justification de ces signes de « richesse » ne doit-elle pas être vérifiée par nos services fiscaux ? Lorsque nos législateurs voudront bien se pencher sur le problème de la drogue avec détermination pour éradiquer ce fléau et donner aux forces de police les moyens de combattre chaque membre de ces organisations maffieuses, nous pourrons apercevoir un début de résolution. Je plains tous les parents qui constatent un jour que l'enfer vient d'apparaître au sein même de leur famille. Ils se retrouvent, bien seuls, face à un problème qui les dépasse. Je plains aussi notre jeunesse qui est confrontée à la fascinante « expérience » de découvrir facilement le chemin de l'extase ; harcelée constamment par des myriades de petits profiteurs qui veulent, chacun, élargir le cercle de leurs clients en utilisant tous les artifices pour arriver à leurs fins. Des clients prêts à tout, ensuite, pour se procurer des petits instants de paradis... Les provenances sont connues. Le marché international est tellement colossal que les nations, dépassées, elles aussi, n'imaginent pas qu'elles pourraient lutter ensemble en mettant à l'indexe ces pays producteurs qui, pour de l'argent, pourrissent l'avenir de la jeunesse. SARTORI

    Il est certain qu’il y a une hypocrisie et un aveuglement choisi par les gouvernements du monde entier. Le soucis, c’est que ça répond à une demande des consommateurs donc c’est bien la cause et non pas le symptôme qu’il faut soigner. Ce n’est pas en mettant un préservatif sur la tête des jeunes qu’ils éviteront la drogue. Mais c’est leur besoin d’idéaux et leur mal être qui génère ce besoin.

    Un gramme de shit valant plus qu'un gramme d'or, pensez vous que les incendies de voitures dans les banlieues ont pu être orchestré par les dealers ennuyés que l'on tape dans la fourmilière ? Question simple

    Non

    N'est ce pas un leurre de parler de drogues douces ? N'est-ce pas une excuse pour ceux qui sont pris dans l'engrenage et les dealers ? Jérome

    Il y a des drogues licites aussi dangereuses voire plus sournoises que les drogues douces. Le problème, ce sont les drogues en général.

  • Législation

    Les lois hollandaise/suisse/belge ne sont-elles pas un bon début pour « améliorer » le problème? Les 18-25ans français consomment bien plus de cannabis que les 18-25 hollandais/belge/suisse SpitFire

    Peut-être parce que les Français ont une culture très sophistiquée qui laisse peu de place à l’individu.
    Que pensez vous de la libéralisation qui existe aux Pays Bas, n'est ce pas tentant pour les accrocs de passer la frontière ? Les contrôles sont-ils systématiques ou inopinés ? un père de famille pas rassuré

    Je leur accorde une moindre hypocrisie même si je ne suis pas sûr que ce soit une solution. Les contrôles sont inopinés, cher père de famille pas rassuré, rassurez-vous, c’est en cultivant le potentiel de la petite graine qu’est votre enfant que vous lui donnerez amour et confiance en lui, en l’aimant pour ce qu’il est et seulement pour cela et sans le comparer à qui que ce soit que vous lui éviterez de sombrer.

    Bonjour, Je souhaiterais savoir si vous êtes pour la légalisation du cannabis ? Nat

    Mitigée est ma réponse. Il y a des drogues licites tellement plus dangereuses qu’il faudrait revoir toute la législation. Mais traiter un drogué par la répression et la prison me semble être une véritable condamnation et un problème mal compris.

    Considérez vous qu'une bonne loi anti-tabac serait déjà un bon début ? fumeur passif

    Je suis pour le respect de la liberté de chacun donc on ne devrait pas l’imposer à ceux qui ont choisi de ne pas consommer.

    Etes vous pour une interdiction totale de toute drogue, y compris le tabac ? Xénos

    Même réponse qu’au-dessus.

  • Raves parties

    Que pensez-vous des raves parties ? jacobin

    Il y en a pas à Tahiti où je vis, donc je ne sais pas précisément mais je dirais heureusement : dans les îles, on s’éclate avec autre chose (la richesse des gens, l’océan, les dauphins, la vie tout simplement)

    A la lumière de ce qui s'est passé au cours des dernières rave parties, diriez vous que le gouvernement doit prendre des mesures de contrôle plus sévères au départ de ces manifestations ? Richard

    Oui

  • Les autres « drogues »

    Moi aussi, j'ai commencé par les joints... et hormis quelques expériences sympathiques avec d'autres drogues plus "dures", je suis resté à ma petite fumette quotidienne... Cela ne m'a pas empêché de suivre un cursus universitaire de haut niveau et j'occupe aujourd'hui un poste à responsabilités. Dans mon cas, le cannabis est un produit qui m'apporte tranquillité et décontraction, et en aucun cas je ne prendrai de drogues dures aujourd'hui! Ma question est la suivante : a-t-on le droit d'empêcher les braves gens de l'usage récréatif du cannabis (à comparer avec le petit verre de scotch consommé le soir à l'apéro ou entre amis)? Pourra-t-on faire comprendre un jour aux sociétés occidentales que le cannabis n'est dangereux que pour ceux atteints de dérèglements psychologiques préexistants? Et finalement, est-il sérieux de stigmatiser les utilisateurs de cannabis sous prétexte qu'ils représentent un danger pour l'équilibre de la société? Pour ma part, je crois que les prohibitionnistes sont des ignorants qui refuseraient d'abandonner leur petit rouge à table sous le seul prétexte que d'autres trouvent ça "mal"!! Caliman

    Je suis absolument d’accord avec toi et tu pourras le constater dans mes réponses précédentes. Bravo pour ta sagesse et ton équilibre. Surtout ne glisse jamais.

    Merci à tous.